COMMUNIQUE DE PRESSE Métropole Aix Marseille : Communiqué du Bureau Fédéral réuni le 16 mars 2016

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Marseille, le mercredi 16 mars 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

Objet : Communiqué du Bureau Fédéral réuni le 16 mars 2016 à 19h00

Métropole Aix Marseille

 

La création de la métropole Aix-Marseille Provence a fait l’objet, au sein du Parti Socialiste, de nombreux débats contradictoires, à l’image de la pluralité des identités de nos territoires et de la complexité des enjeux qui les concernent.

Néanmoins, au-delà des discussions qui ont pu se nouer sur la forme de l’outil institutionnel, les socialistes ont toujours jugé indispensable la construction d’un projet métropolitain ambitieux, capable d’assurer les équilibres et la prospérité des territoires.

Alors que la métropole va dès demain exister concrètement et décider de ses politiques publiques, les socialistes réaffirment leur engagement pour la réussite de la métropole, car il en va de l’avenir de près de deux millions de nos concitoyens.

Cette réussite nous oblige à dépasser les débats politiciens, populistes et stériles qui mettent en scène les égos personnels au détriment de la défense de l’intérêt général des populations.

Dans la continuité de l’esprit de coopération entre les différents territoires que la gauche a toujours défendu, notamment au sein des 6 établissements intercommunaux dans lesquels elle siégeait, nous souhaitons, en toute responsabilité, contribuer à impulser les grandes orientations stratégiques que la métropole doit prendre en matière d’aménagement durable et soutenable, de développement économique, de transports, de logement et de solidarité collective.

C’est pourquoi le Bureau Fédéral du Parti Socialiste, réuni le mercredi 16 mars 2016, a acté les décisions suivantes :

  • La création d’un seul groupe, ouvert, rassemblant l’ensemble des élus métropolitains socialistes, républicains et apparentés, de Marseille et des autres communes membres.
  • Ce groupe, soucieux de ne pas crisper le débat autour d’enjeux stériles de pouvoir, ne présentera pas de candidat à la présidence de la Métropole.
  • Ce groupe souhaite participer, en responsabilité et de manière constructive, à l’exécutif de la Métropole. Chacun de ses élus s’engagera sur des sujets de fond pour porter une vision d’avenir du développement métropolitain.

Marie-Arlette CARLOTTI explique son vote sur loi constitutionnelle

carlottiL’année 2015 a été marquée par des attentats barbares qui ont bouleversé la France.

Les français, quelles que soient leurs opinions, leur origine,ont unanimement condamné ces actes terroristes.

Face à ces crimes odieux et lâches, ils ont fait corps avec le Président de la République.

La représentation nationale, applaudissant debout le chef de l’Etat à Versailles, en fut le symbole.

Quelques semaines après, s’est engagé un débat long, complexe et clivant sur la déchéance de nationalité pour les terroristes condamnés.

Tout le monde s’accordait à dire que la mesure avait plus de valeur de symbole qu’une efficacité réelle. Mais c’est justement parce qu’elle manie les symboles et qu’elle représente à mes yeux une rupture dans le pacte républicain que je me suis prononcée contre.

Il n’était pas question pour moi de rompre le principe d’égalité ni de toucher au droit du sol. Je considère que la nationalité n’est pas détachable de la personnalité. On ne peut donc la retirer à un individu aussi barbare soit-il. La France engendre aussi ses monstres. Les pays voisins ne sont pas des pays poubelles.

Il s’agissait de plus de modifier la Constitution, c’est-à-dire de graver dans le marbre cette déchéance de nationalité. Donc de prendre le risque que dans plusieurs années, d’autres majorités puissent, par une simple loi, durcir la mesure.

Accepter cette part de risque comme gage de l’unité nationale m’était impossible.

Enfin au moment de voter j’ai pensé à tous mes concitoyens français binationaux, très nombreux à Marseille, qui se sont sentis stigmatisés par ce débat. Je n’ai pas voulu leur donner un signe négatif mais un geste de fraternité.

En revanche, j’ai approuvé la proposition d’inscrire l’Etat d’Urgence dans la Constitution. Un vote sans état d’âme sur ce point car je pense que cette mesure répond à une exigence de fermeté et de clarification et qu’elle permettra au final, sous le contrôle du Parlement, de mieux encadrer l’Etat d’Urgence.

Je reste fidèle au Président de la République qui a pleinement incarné l’autorité de sa fonction dans ces périodes dramatiques. Il a su trouver les mots et prendre les dispositions pour unir et protéger les français. Je continuerai à le soutenir et à soutenir mon parti, comme je l’ai toujours fait. Mais sur une loi qui interroge au plus profond ma conscience républicaine, je n’ai pas voulu trahir mes convictions et je revendique cette liberté.

Dans un vote aussi solennel que celui-ci nos concitoyens ont besoin de positions claires et courageuses. Et même si tous ne partagent pas mon choix, ils savent au moins où je me situe.

Désormais revenons aux préoccupations quotidiennes des français. A Marseille des écoles abandonnées, 400 000 logements insalubres, un centre ville qui se meurt, une métropole qui a du mal à émerger…Ce sont ces combats là que les Marseillais veulent nous voir mener.