Donner sa force à l’Europe, donner un sens au monde

mondeRappel : Les militants sont invités à participer à la thématique « Donner sa force à l’Europe, donner un sens au monde » et à envoyer leurs contributions à Sadry GUITA, Secrétaire Fédéral à la Coopération internationale avant le 1er mai à l’adresse gt.sadry@wanadoo.fr

 

 

 

 

sadry

 

Cher(e) camarade,

Dans le cadre des Cahiers de la Présidentielle, la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, mène une réflexion sur le thème “Donner sa force à l’Europe, donner un sens au monde”. Notre parti pris est de considérer l’Union européenne comme l’espace pertinent de notre réflexion.

Nous souhaitons aborder ce thème sous trois angles: institutionnel, fiscal et stratégique. En effet, trois points de faiblesse semblent expliquer pourquoi l’UE joue insuffisamment son rôle de leadership dans le monde.

La question de la réforme institutionnelle de l’UE. En France, le Président de la République concentre toujours plus de pouvoirs depuis l’instauration du régime républicain. Pourtant, la mondialisation affaiblit toujours plus l’impact de son action car les enjeux se situent à une échelle décisionnelle supérieure. De ce fait, s’il devait y avoir une réforme institutionnelle, celle des institutions européennes devrait concentrer toutes les attentions. Le principe de la coopération renforcée se fracasse sur la réalité d’intérêts nationaux divergents et le principe de subsidiarité amenuise l’efficacité des décisions prises. La montée des populismes en Europe souligne que cette question constitue un enjeu fort et accentue la ligne de fracture politique entre les partisans d’une Europe confédérale et ceux promouvant une fédération européenne. Or, si le discours des partis populistes ne comporte aucune ambiguïté, le contour des projets des partis pro-européens est beaucoup plus confus.
Quelles réformes institutionnelles sont envisageables et avec quels partenaires pour faire achever l’intégration politique?
Les peuples sont-ils prêts à transférer une partie de leur souveraineté vers des institutions fédérales?

La question de la fiscalité (et du dumping social) dans l’UE. Tout le monde se félicite des dernières prouesses accomplies par les ouvriers des chantiers navales de Saint-Nazaire qui sont parvenus à fabriquer le plus grand paquebot du monde, le “Harmony of the Seas”… Mais derrière cette réussite économique, se cache l’envers de décor de la doctrine libérale de la Commission européenne. La compression des coûts de construction imposée par le donneur d’ordre est rendue possible par l’emploi précaire et le recours à une main d’œuvre d’ouvriers portugais, lituaniens, polonais, ukrainiens; certes payés au minimum légal national mais avec des charges sociales bien inférieures à celles de leurs homologues employés par des sociétés françaises. Le taux de chômage dans la ville ne baisse pas et voisine autour de 9.5%. Dès lors comment promouvoir l’idée d’Europe auprès des peuples lorsque ses institutions autorisent une mise en compétition déloyale entre eux? La compétition que se livrent les économies européennes ruine l’idée même de construction européenne. Loin d’être une solution, celle-ci apparaît désormais comme une menace pour bon nombre de citoyens européens. L’Union européenne super puissance économique doit relever le défi des écarts de richesse dignes de pays en développement. Les fonds européens ne peuvent combler le retard qui existe entre les pays et la cohésion de l’Union est remise en cause.
Comment mettre un terme à la concurrence néfaste que se livrent les économies européennes entre elles?
Quelle politique fiscale commune respectueuse des droits sociaux acquis serait susceptible d’être acceptée par tous les partenaires volontaires?

La question de la politique extérieure de l’UE. Depuis 1949, le continent européen (dans sa partie ouest puis centrale et nordique) estime être à l’abri de toute menace militaire extérieure. Pourtant, les Européens se retrouvent otages d’une politique étrangère qui n’est pas la leur au Moyen Orient. En ont-ils seulement une? Face à l’effacement programmé des États-Unis dans les affaires du monde, le continent doit reconsidérer la situation stratégique mondiale: peut-il s’en remettre uniquement à l’OTAN pour assurer sa sécurité? Quels sont les enjeux à s’affirmer en tant que puissance dans le nouveau concert des nations en gestation?
Après l’échec de la CED en 1954, ne doit-on pas envisager de nouveau la mise en place d’une force militaire commune appuyant une politique étrangère unique?
La politique étrangère doit-elle devenir une compétence exclusive des institutions européennes?

Il s’agirait de faire un diagnostic de la situation dans les trois thèmes décrits, et de proposer des axes de réponses qui nourriraient le débat des socialistes.

Je serai le secrétaire fédéral chargé de prendre en compte

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toutes vos propositions et pour cela , je vous rappelle l’agenda prévisionnel sur cette thématique des cahiers de la Présidentielle:

– Phase de contribution du 1er Avril au 1er Mai

– Présentation du cahier au bureau national le 13 juin

Je vous propose ,aussi de se rencontrer à la fédération les mercredis : 23  , 30 Mars , entre 17h et 19h

Nous choisirons ensemble et avec nos invités conférenciers , une soirée Montgrand le 20 ou le 27 Avril 18h -20h.

Voila , vous avez les cartes en main , pour élaborer ensemble une partie du programme de notre candidat à la prochaine présidentielle 2017.

Comptant sur ta présence et t’en remerciant par avance,

Je te prie de croire, chère camarade, cher camarade,  en l’expression de mon amitié socialiste.

SADRY GUITA

S​ecrétaire ​F​édéral​ aux Relations Internationales​