Communiqué du Conseil Fédéral réuni le 17 mars 2016 à 19h00 à Vitrolles

Après le 1er tour des élections régionales de décembre, en totale responsabilité, le Parti Socialiste avait clairement fait barrage au Front National en PACA en se retirant du scrutin et en appelant à voter pour le candidat des républicains, Christian Estrosi.

Le Président de Région s’était alors engagé à créer une instance consultative pour permettre l’expression de ceux qui, à gauche, lui avaient permis de battre l’extrême droite en se privant d’une représentation au sein de la collectivité. Cette volonté d’ouverture s’est concrétisée par une proposition de composition très diluée d’une Conférence Régionale Consultative où la gauche serait peu audible et où l’extrême droite serait également représentée.

De plus, le Parti Socialiste des Bouches-du-Rhône avait souhaité élever le débat sur la Métropole Aix-Marseille Provence, dans l’intérêt général de nos concitoyens, en acceptant la proposition du Président de la Métropole de participer à la construction de la nouvelle institution.

Mais lors du Conseil de Métropole d’hier, la droite du département des Bouches du Rhône a démontré clairement son sectarisme et son refus de toute discussion constructive avec la gauche. Elle a ouvertement refusé de co-construire une métropole de projets et d’idées pour privilégier de petits arrangements politiciens entre présidents de conseils de territoire.

Réuni à Vitrolles le 17 mars 2016, le Conseil fédéral du Parti Socialiste a considéré à une large majorité que ce repli sectaire et hostile, bien éloigné de l’esprit de rassemblement démocratique de décembre, ne permet pas aujourd’hui aux socialistes de participer à la Conférence Régionale Consultative.

 En prenant la décision courageuse de retirer sa liste lors des élections régionales, le Parti Socialiste avait alors clairement fait le choix de construire une opposition en dehors de l’institution régionale. Le démonstration faite hier de l’absence d’ouverture de la droite renforce cette conviction que c’est par un travail de fond aux côtés des citoyens de notre région que se dessinera une alternative politique crédible.

Au sein de la Métropole, le Parti Socialiste exercera une opposition vigilante pour défendre l’intérêt général des populations, l’équilibre des territoires et la réalisation des grands projets stratégiques de développement, contre toutes les petites négociations territoriales, les arrangements départementaux, et les transactions personnelles qui risquent de conduire cette nouvelle institution dans l’impasse.

CF 17 mars 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE Métropole Aix Marseille : Communiqué du Bureau Fédéral réuni le 16 mars 2016

​Le service de Presse

                               A l’attention des rédactions

Marseille, le mercredi 16 mars 2016

COMMUNIQUE DE PRESSE

Objet : Communiqué du Bureau Fédéral réuni le 16 mars 2016 à 19h00

Métropole Aix Marseille

 

La création de la métropole Aix-Marseille Provence a fait l’objet, au sein du Parti Socialiste, de nombreux débats contradictoires, à l’image de la pluralité des identités de nos territoires et de la complexité des enjeux qui les concernent.

Néanmoins, au-delà des discussions qui ont pu se nouer sur la forme de l’outil institutionnel, les socialistes ont toujours jugé indispensable la construction d’un projet métropolitain ambitieux, capable d’assurer les équilibres et la prospérité des territoires.

Alors que la métropole va dès demain exister concrètement et décider de ses politiques publiques, les socialistes réaffirment leur engagement pour la réussite de la métropole, car il en va de l’avenir de près de deux millions de nos concitoyens.

Cette réussite nous oblige à dépasser les débats politiciens, populistes et stériles qui mettent en scène les égos personnels au détriment de la défense de l’intérêt général des populations.

Dans la continuité de l’esprit de coopération entre les différents territoires que la gauche a toujours défendu, notamment au sein des 6 établissements intercommunaux dans lesquels elle siégeait, nous souhaitons, en toute responsabilité, contribuer à impulser les grandes orientations stratégiques que la métropole doit prendre en matière d’aménagement durable et soutenable, de développement économique, de transports, de logement et de solidarité collective.

C’est pourquoi le Bureau Fédéral du Parti Socialiste, réuni le mercredi 16 mars 2016, a acté les décisions suivantes :

  • La création d’un seul groupe, ouvert, rassemblant l’ensemble des élus métropolitains socialistes, républicains et apparentés, de Marseille et des autres communes membres.
  • Ce groupe, soucieux de ne pas crisper le débat autour d’enjeux stériles de pouvoir, ne présentera pas de candidat à la présidence de la Métropole.
  • Ce groupe souhaite participer, en responsabilité et de manière constructive, à l’exécutif de la Métropole. Chacun de ses élus s’engagera sur des sujets de fond pour porter une vision d’avenir du développement métropolitain.

Soirée Montgrand : le Revenu minimum d’existence

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Rendez-vous le mercredi 16 mars à 19h30 à la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône pour une Soirée Montgrand “Le Revenu Minimum d’existence” avec Guillaume MATHELIER et animé par Jennifer MICHELANGELI

 

 

Le RME : une réelle ambition de gauche… la suite logique des grands progrès sociaux qu’ont constitués l’instauration du RMI et de la CMU. Une alternative à une vie exclusivement fondée sur la “valeur travail” et à son corollaire de lutte des classes. Stéphane PAILHOUS

 

Participez en vous inscrivant sur Facebook : https://www.facebook.com/events/554692208024512/

Cahiers de la Présidentielle : participez !

logo_cahiersEn vue du rendez-vous démocratique de 2017 et pour que l’action de la gauche transforme le pays dans la durée, la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône se mobilise pour proposer aux Français de grandes orientations pour la France de demain.

Du 29 février au 31 mars, les militants sont invités à déposer leurs contributions sur le thème “Apprendre pour s’émanciper”.

Les contributions sont à envoyer à Annie LEVY-MOZZICONACCI, secrétaire fédérale à l’Éducation et l’Enseignement supérieur par mail à annie.levy@ap-hm.fr


Retrouvez les contributions déjà publiées sur le site : http://cahiersdelapresidentielle.parti-socialiste.fr/

Séminaire annuel fédéral des secrétaires et trésoriers de section : le cœur battant de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône

Samedi 27 février, les secrétaires et trésoriers de section ont chaleureusement été accueillis par Serge ANDREONI, Maire de Berre l’Etang, Mario MARTINET et Florian BRUNEL, Secrétaires de section de Berre-l’Etang. Répondant à l’invitation de Jean-David CIOT, Premier secrétaire fédéral, ils ont participé nombreux à l’édition annuelle de ce séminaire fédéral.

1Cette année Sylvie GUILLAUME, eurodéputée et Rachid TEMAL, secrétaire national à la coordination et à l’organisation étaient à l’honneur pour rencontrer les militants des Bouches-du-Rhône. Ce fût l’occasion pour eux d’exposer les enjeux auxquels sont actuellement confrontés d’une part les eurodéputés socialistes dans un contexte de crise migratoire et de montée des extrémismes, et d’autre part le Parti socialiste à une année de l’élection présidentielle. Tous deux ont par ailleurs salué le travail de la fédération et cette belle mobilisation.

Lors de cette matinée de travail, Frédéric VIGOUROUX, Président du Conseil Fédéral, a en dévoilé le planning de travail de l’année 2016 et ses objectifs, en vue de la préparation des prochaines échéances électorales. Les socialistes des Bouches-du-Rhône sont invités à prendre part à deux grands processus : d’une part les Etats généraux des circonscriptions, et d’autre part les cahiers de la présidentielle. L’objectif de ces évènements est d’impulser une dynamique fondée sur la production d’une réflexion politique pouvant servir à nos prochains candidats des législatives et de la présidentielle de 2017.

processus cahiers

Jean-David CIOT, le premier secrétaire fédéral, a souhaité insuffler une nouvelle philosophie : celui d’une communauté des socialistes. En effet, il temps que les militants se réapproprient l’outil politique de la fédération, notamment par la construction d’une communication collective.

Ainsi, les secrétaires fédéraux du pôle communication ont présenté aux secrétaires de section la nouvelle plateforme internet de la fédération, avec ces nouvelles fonctionnalités, alimentées directement par les sections. Cela permettra d’augmenter la visibilité du travail de terrain des camarades dans les différentes sections et de la partager à l’échelle fédérale.

Pendant ce temps, le Trésorier fédéral, les présidents du Bureau Fédéral des Adhésion et de la Commission fédérale du Contrôle financier, se sont retrouvés avec les trésoriers pour affiner les pratiques administratives de la fédération.

Cette laborieuse matinée s’est achevée autour de son traditionnel et convivial banquet républicain mais avec l’improvisation d’un échange serein et très intéressant entre les militants et les invités. Rachid TEMAL, Secrétaire national à la coordination et à l’organisation a salué les forces vives de la fédération et annonçait qu’il reproduira cette initiative dans sa fédération du Val d’Oise.

Le 8 mars : Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes.

PrintLa lutte pour les droits des femmes reste d’actualité, si les femmes ne sont plus victimes de discrimination dans la loi ; l’égalité réelle entre les femmes et les hommes n’est toujours pas acquise.

Sur le plan professionnel, les inégalités persistent : en moyenne les femmes gagnent 27% de salaire en moins que les hommes à cause des temps partiels subis et des emplois sous-qualifiés qu’elles occupent, à compétences et à qualifications égales, l’écart reste de 10%.

Les violences faites aux femmes, trop souvent banalisées, sont inacceptables.

Les femmes sont quotidiennement victimes de harcèlement de rue, 75 000 femmes adultes sont victimes de viol chaque année en France et une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint.

Ces chiffres alarmants ne peuvent pas se répéter d’année en année sans que nous réagissions ; l’égalité femmes-hommes ne se construit pas toute seule, c’est à nous de la faire progresser.

Nous, socialistes, savons bien qu’il est de notre devoir de mener ce combat pour faire avancer les droits des femmes face à une droite et à une extrême droite réactionnaires. Nous ne pouvons pas construire une société plus juste si de telles inégalités et violences contre les femmes persistent.

C’est pourquoi nous serons mobilisé.e.s auprès des associations féministes et des organisations progressistes pour cette journée internationale de lutte pour les droits des femmes :

rendez-vous Mardi 8 mars à 18H sous l’ombrière du Vieux Port.

Soirée Montgrand : L’an prochain à Jérusalem ?

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Rendez-vous le mercredi 2 mars à 18h15 à l’Institut d’études politiques d’Aix pour la Soirée Montgrand “L’an prochain à Jérusalem? Les juifs de France face à l’antisémitisme” avec Jérôme FOURQUET et animé par Cyril DI MEO.

Marie-Arlette CARLOTTI explique son vote sur loi constitutionnelle

carlottiL’année 2015 a été marquée par des attentats barbares qui ont bouleversé la France.

Les français, quelles que soient leurs opinions, leur origine,ont unanimement condamné ces actes terroristes.

Face à ces crimes odieux et lâches, ils ont fait corps avec le Président de la République.

La représentation nationale, applaudissant debout le chef de l’Etat à Versailles, en fut le symbole.

Quelques semaines après, s’est engagé un débat long, complexe et clivant sur la déchéance de nationalité pour les terroristes condamnés.

Tout le monde s’accordait à dire que la mesure avait plus de valeur de symbole qu’une efficacité réelle. Mais c’est justement parce qu’elle manie les symboles et qu’elle représente à mes yeux une rupture dans le pacte républicain que je me suis prononcée contre.

Il n’était pas question pour moi de rompre le principe d’égalité ni de toucher au droit du sol. Je considère que la nationalité n’est pas détachable de la personnalité. On ne peut donc la retirer à un individu aussi barbare soit-il. La France engendre aussi ses monstres. Les pays voisins ne sont pas des pays poubelles.

Il s’agissait de plus de modifier la Constitution, c’est-à-dire de graver dans le marbre cette déchéance de nationalité. Donc de prendre le risque que dans plusieurs années, d’autres majorités puissent, par une simple loi, durcir la mesure.

Accepter cette part de risque comme gage de l’unité nationale m’était impossible.

Enfin au moment de voter j’ai pensé à tous mes concitoyens français binationaux, très nombreux à Marseille, qui se sont sentis stigmatisés par ce débat. Je n’ai pas voulu leur donner un signe négatif mais un geste de fraternité.

En revanche, j’ai approuvé la proposition d’inscrire l’Etat d’Urgence dans la Constitution. Un vote sans état d’âme sur ce point car je pense que cette mesure répond à une exigence de fermeté et de clarification et qu’elle permettra au final, sous le contrôle du Parlement, de mieux encadrer l’Etat d’Urgence.

Je reste fidèle au Président de la République qui a pleinement incarné l’autorité de sa fonction dans ces périodes dramatiques. Il a su trouver les mots et prendre les dispositions pour unir et protéger les français. Je continuerai à le soutenir et à soutenir mon parti, comme je l’ai toujours fait. Mais sur une loi qui interroge au plus profond ma conscience républicaine, je n’ai pas voulu trahir mes convictions et je revendique cette liberté.

Dans un vote aussi solennel que celui-ci nos concitoyens ont besoin de positions claires et courageuses. Et même si tous ne partagent pas mon choix, ils savent au moins où je me situe.

Désormais revenons aux préoccupations quotidiennes des français. A Marseille des écoles abandonnées, 400 000 logements insalubres, un centre ville qui se meurt, une métropole qui a du mal à émerger…Ce sont ces combats là que les Marseillais veulent nous voir mener.

Le peuple de gauche fait barrage à l’extrémisme

JeanDavidCiot2ndTourregionales

Ce soir, je salue la mobilisation très forte des électeurs républicains de Provence Alpes Côte d’Azur, et, en premier lieu, celle des électeurs de la gauche qui se sont rendus massivement aux urnes pour faire barrage à l’extrême droite.

Après avoir porté pendant 17 ans, autour de Michel Vauzelle, des politiques d’ouverture, de liberté, et de progrès au sein du Conseil régional, la gauche a, dimanche dernier, en toute responsabilité, décidé de se sacrifier en se retirant. Cette décision prise au nom de l’intérêt général a permis à Christian Estrosi de réunir une majorité de suffrages sur son nom.

Nos concitoyens ne se sont en effet pas trompés : ils savent que, malgré les divergences existantes entre la gauche et la droite, cette dernière fait partie du camp de la République. Les positions inacceptables de la candidate extrémiste contre les droits les plus fondamentaux des individus, notamment ceux des femmes, ont été clairement désavouées par les habitants de notre région.

Si la gauche ne siègera plus au sein de l’hémicycle régional, elle continuera à faire entendre sa voix pour défendre les valeurs et les principes qu’elle a toujours défendus au service de la prospérité de notre région, de notre jeunesse et de la qualité de vie de nos concitoyens. Un travail de reconstruction d’une parole progressiste en Provence-Alpes-Côte d’Azur doit désormais s’engager pour préparer l’avenir, et le Parti Socialiste y prendra toute sa part.

Jean-David CIOT, Premier secrétaire fédéral