La Fédération socialiste des Bouches du Rhône s’interroge sur la situation des théâtres marseillais. L’action que Richard Martin est en train de mener pour récupérer, à juste titre, ces subventions de l’Etat, montre encore une fois le manque de concertation entre les lieux et operateurs culturel. Il manque à cette ville un espace de concertation. La municipalité a toujours prôné le laissé faire et le chacun pour soi. A l’image d’une politique nationale libérale et individualiste. Les collectivités territoriales ne peuvent pas pallier à ce manque cruel. Certains diront que Richard Martin a déjà fait le coup, mais c’était il y a vingt ans pour faire reconnaitre son théâtre décentralisé, à l’époque peu de gens prenait le risque d’ouvrir un espace culturel dans ces quartiers.
Et ce n’est pas non plus le rôle de Marseille Provence 2013 de répondre à ces carences.
Jean Claude Gaudin a écrit en 2006 : « La dernière correspondance de vos services explique le désengagement de l'Etat par le fait que le Toursky serait un " théâtre municipal et généraliste ". Cet argument est injustifié dans la mesure où ce lieu n'est absolument pas un théâtre municipal et où à contrario, le Gymnase qui revendique cette fonction a reçu de l'Etat plus de 280.000 euros - somme tout à fait justifiée - pour une programmation et des activités équivalentes à celles du Toursky. La ville de Marseille ne parviendra pas à pallier indéfiniment le désistement des autres partenaires ».
Nous sommes surpris d’apprendre que le Gymnase est un théâtre municipal car à notre connaissance il y a un théâtre municipal à Marseille, répertorié comme tel sur le site de la mairie, il se nomme l’Odéon. Mais il est vrai que l’Odéon participe tellement peu à la vie culturelle de notre ville avec seulement 26 représentations par an. Il est vrai aussi que la municipalité doit être plus préoccupée par « le théâtre itinérant », dit cabaret NONO ancré depuis peu dans le 8ème sans aucune concertation avec les autres partenaires financeurs.
Nous pourrions ajouter à la liste, L’état désastreux de La Criée, le retard dans le plan du Comptoir de la Victorine, L’absence de théâtre dans les quartiers Est de la ville , et tous les autres lieux qui tiennent uniquement par la volonté et le travail de ses acteurs.
Il faut que le maire et ses nombreux adjoints en charge de la culture doivent profiter du formidable espoir chez les marseillais que suscitent cette capitale européenne pour refonder le logiciel artistique et culturel des théâtres sur notre ville.
Frédéric Muhl Valentin
Secrétaire fédéral au développement et épanouissement des personnes