Vendredi 11 janvier 2019     Communiqué de presse du Parti socialiste  Communiqué de presse    Ségolène Royal vient d’annoncer sa volonté de ne pas être ...
Cher-e camarade, L’année 2018 a été marquée au plan politique par la fin des illusions de l’ère Macron. 2019, sera à n’en pas douter, l’année ...
Madame, Monsieur, Le Président n’entend pas l’exigence de justice fiscale qui monte du pays. Les efforts sont toujours pour les mêmes, les cadeaux fiscaux aussi. ...
Enfin ! Enfin nous la tenons cette séance du Conseil municipal ! Je regrette cependant que les principaux concernés n’y soient pas associés. Je veux parler des ...
Communiqué du Groupe métropolitain “Agir pour la Métropole AMP”, rassemblant des élu(e)s socialistes, républicains, radicaux, démocrates, progressistes et apparentés, de Marseille et du département des Bouches-du-Rhône, ...
Communiqué de Nora Mebarek. Première secrétaire fédérale. Parti Socialiste des Bouches-du-Rhône / Au nom des socialistes du département, je souhaite apporter tout mon soutien aux ...
Lundi 10 décembre 2018 Communiqué de presse  Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Marc Germain, secrétaire national à l’International et à la Mondialisation Déclaration ...
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Pour une fusion avec le Département avant 2021, en laissant le choix au pays d’Arles

Concertation sur le devenir de la Métropole AMP : Pour une fusion avec le Département avant 2021, en laissant le choix au pays d’Arles

Dans le cadre de la concertation sur le devenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence, menée par le Préfet de Région des Bouches-du-Rhône, le groupe métropolitain des élus socialistes, républicains, démocrates et apparentés (SRDA), présidé par Jean-David CIOT, a présenté ses propositions pour renforcer l’intérêt métropolitain, stratégique et structurant l’ensemble du territoire, et redonner aux communes les compétences de proximité et d’efficacité, avec une répartition des ressources financières juste et équilibrée :

1 – Pour assurer son avenir, la métropole doit se recentrer autour de quatre grandes compétences stratégiques d’aménagement responsable des territoires et de l’espace, de développement économique durable, du déplacement métropolitain, et de préservation des ressources et mise en valeur de l’environnement. Elles sont issues de celles actuellement exercées par la Métropole Aix-Marseille-Provence et le Département des Bouches-du-Rhône.

2 – Nous garantirons l’équilibre du territoire à travers le retour aux communes des compétences de proximité concernant la construction, l’aménagement, l’entretien de la voirie, la signalisation des voies et tous leurs accessoires ; la gestion de l’eau, de l’assainissement et du pluvial, hors schémas d’ensemble ; la création, la gestion et l’extension des crematoriums ; la collecte des déchets ménagers et assimilés, hors schémas d’ensemble ; la gestion et l’entretien des parcs et aires de stationnement ; l’exploitation et l’entretien d’infrastructures et de réseaux de télécommunications ; les actions de promotion du tourisme local, en coordination avec les offices de tourisme.

3 – Chaque impôt doit comprendre une part métropolitaine et une part communale -à côté de la part régionale-, dont le taux applicable sur chaque commune sera voté et calculé en toute liberté par celle-ci. Il en va de la garantie de l’autonomie financière de l’ensemble des collectivités territoriales. Le fonctionnement des communes sera assuré par la mise en place d’un système de solidarité, sur le modèle de la dotation de solidarité communautaire (DSC). Leurs investissements seront renforcés à travers un dispositif solidaire, sur le modèle de l’Aide Départementale aux Communes (AC).

Notre ambition est de mobiliser les moyens et l‘intelligence collective permettant de fabriquer un territoire métropolitain tourné vers l’international, répondant aux aspirations de chacun des habitants de la future métropole et respectant toutes les identités la composant.

Nous tenons à préserver l’autonomie de décision des communes du Nord du Département, qui n’appartiennent pas au périmètre métropolitain actuel et souhaitent recueillir l’avis des citoyens sur l’opportunité, pour l’avenir du territoire, d’intégrer ou non la future métropole.

Nous restons convaincus que la fusion représente  la seule solution pour mener à bien de grands projets métropolitains, avec une capacité d’investissement nous permettant d’accélérer la construction de notre territoire. La fusion doit également nous permettre de réduire le mille-feuille administratif, garantir l’efficacité de l’action publique locale et renforcer le lien entre la population et ses représentants.

Nous souhaitons que la nouvelle institution métropolitaine soit mise en place au plus tard en 2021.

 

Jean-David CIOT

Président du groupe métropolitain SRDA

Agir pour la Métropole AMP

https://www.agirpourlametropole.fr/

 

Un président hors-sujet, qui cherche à fuir son propre bilan

Mardi 27 novembre 2018 

Communiqué du Parti socialiste 

Un président hors-sujet, qui cherche à fuir son propre bilan

Après une heure de discours, une question demeure : quel était donc l’objectif du président de la République à travers son intervention ?

Répondre à la colère des gilets jaunes ? Aucune réponse concrète ne leur a été apportée sur leur pouvoir d’achat.

Présenter une feuille de route de l’énergie ?

Tout est renvoyé à plus tard et les moyens mis sur le développement des énergies renouvelables sont dérisoires au regard de ce qui est prélevé.

Répondre à l’urgence d’une autre gouvernance ? Le Président a proposé une vague concertation de trois mois, aux contours flous et renvoyé la patate chaude aux territoires pour mieux noyer le poisson.

Répondre aux inquiétudes des Français ? Le Président l’a refusé en affirmant d’emblée qu’il n’entendait pas « changer de cap ». Et c’est là que le bas blesse. Le Président cherche à fuir son propre bilan. Il a tenté de s’en sortir en évoquant la fiscalité énergétique, comme si celle-ci était responsable de tout. Mais le stratagème n’a pas pris. Les inquiétudes de nos concitoyens portent prioritairement sur la justice fiscale et sociale et le pouvoir d’achat et Emmanuel Macron refuse de l’entendre.

Depuis des semaines, et le premier, Olivier Faure propose la tenue d’une grande conférence du pouvoir d’achat et de la transition écologique au cours de laquelle des décisions concrètes seraient prises. Les deux doivent en effet aller de pair. En continuant de les scinder, Emmanuel Macron commet une double faute : il ne répond pas à l’urgence sociale de nos concitoyens et ne les incite pas à s’engager dans la transition écologique. Nous lui demandons à nouveau de convoquer cette conférence qui a été reprise par de nombreux leaders. .
Service de presse
Parti socialiste
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01 45 56 77 23 / 78 78

Samia Ghali : “M. Gaudin, comme les Marseillais en colère, j’attends de vous 2 mesures urgentes”

Monsieur le Maire,

Marseille a vécu une tragédie le 5 novembre dernier. Une tragédie qui, sans doute, aurait pu être évitée, une tragédie qui a coûté la vie à 8 personnes, en a laissé 400 autres dans un désarroi absolu et tétanisé l’ensemble des Marseillais.

Je ne vous écris ni pour commenter l’actualité, ni même pour vous condamner.

Pour autant, je ne vous cacherai pas ma colère qui -au-delà de vous- se porte sur toute une équipe municipale. Une équipe qui, depuis deux décennies, est indolore et indigente aux alertes comme aux propositions formulées sur la sécurité, sur la rénovation urbaine, sur l’action sociale, sur l’école ou encore sur l’habitat indigne.

Sur chacun de ces sujets, la même réponse mécanique et arbitraire: Marseille Bashing.

Une équipe municipale qui, depuis deux décennies, est indigente face aux alertes comme aux propositions formulées sur la sécurité, sur la rénovation urbaine, sur l’action sociale, sur l’école ou encore sur l’habitat indigne.

Alors que les inégalités se creusent dans la deuxième ville de France, apportant leur lot de cruauté, d’indignité et d’insécurité;

Alors qu’un Marseillais sur deux a basculé dans la précarité et que le mal-logement frappe un habitant sur dix;

Alors que l’incompréhension et la colère se propagent dans chaque foyer, dans chaque quartier de Marseille et de France;

Votre majorité ne peut plus rester insensible à l’appel à l’aide du peuple.

Les épreuves de la vie, je le crois, nous démontrent que la politique n’est pas tout, que les clivages partisans ne sont pas la bonne boussole d’aide à la décision.

Vous êtes le Maire depuis 23 ans parce que les Marseillais vous ont choisi; et dans votre fort intérieur, vous le resterez sans doute toute votre vie.

Dans la catastrophe de la Rue d’Aubagne, les Marseillais jugeront dans les choix politiques que vous ferez plus que le Maire, l’homme.

Je ne partagerai jamais le cynisme de ceux qui anticipent un adage bien connu “le roi est mort, vive le roi” car pendant que les acteurs de ce naufrage se terrent, les Marseillais, eux, souffrent et vivent dans la peur.

La première difficulté de la politique du logement dans notre ville est l’absence de définition de vision, de cap. C’est cette non-définition qui peut nous faire croire à un dessein politique caché, celui de vider Marseille et particulièrement son centre-ville de ses catégories populaires, de ses pauvres.

Je suis convaincue de votre attachement à la destinée de chacun d’entre eux et c’est dans cet esprit que je souhaite, par la présente lettre, vous faire part des différentes propositions que j’ai pu formuler, propositions que j’espère vous voir reprendre, dans l’intérêt de Marseille.

La première difficulté de la politique du logement dans notre ville est l’absence de définition de vision, de cap. Cette absence qui créé ce sentiment d’abandon et cette nonchalance. C’est cette non-définition qui peut nous faire croire à un dessein politique caché, celui de vider Marseille et particulièrement son centre-ville de ses catégories populaires, de ses pauvres.

Au contraire, je pense urgent de réaffirmer la dimension populaire de notre ville. Et pour les esprits étriqués qui pourrait s’offusquer, je rappelle que populaire n’a jamais été synonyme d’insalubrité et de dégradé.

Réaffirmer cette dimension est le préalable à la mise en place d’une politique efficace. C’est par cette affirmation que nous pouvons penser des dispositifs pour les populations vivant dans ces quartiers, adaptés à leurs besoins.

La première urgence pour Marseille, est la mobilisation de toutes les énergies. Dans la mise en place du plan de lutte contre l’habitat insalubre, vous devrez mobiliser l’Etat et l’ensemble des collectivités. Chacun, ville, métropole, département, région et Etat doit assumer ses responsabilités et s’engager sur des financements importants.

– Ma première proposition sera donc la création d’une Opération d’Intérêt National dans le Grand Centre-Ville et la création d’ORCOD-IN sur chaque site expertisé comme indigne, j’ai formulé ce jour, lors des questions au Gouvernement, cette attente, il en est disposé.

Je suis cependant bien consciente que cette politique peut prendre un certain temps.

– C’est pour cette raison qu’outre le plan urgent de réhabilitation dont je vous ai parlé, je plaide pour la mise en place du “permis de louer”. La loi Alur le permet et plusieurs communes l’ont déjà mis en place. Concrètement, il permettra à la ville de Marseille d’exiger une déclaration préalable à la location ou une autorisation préalable à la location d’un logement.

Monsieur le Maire, le temps est à l’urgence et à la mutualisation des forces, il en va de l’avenir et de la sécurité des Marseillaises et des Marseillais.

Samia Ghali

Sénatrice des Bouches-du-Rhône, maire honoraire des 15ème et 16ème arrondissements de Marseille

Logements insalubres à Marseille, Marie-Arlette Carlotti et Benoit Payan avancent des propositions.

Le 5 novembre 2018, 8 personnes trouvaient la mort dans l’effondrement de deux immeubles de la rue d’Aubagne. Aujourd’hui, plus de 1 100 Marseillais ont tout quitté et sont actuellement relogés dans des hôtels, et des milliers d’autres continuent de vivre dans des logements frappés de péril ou d’insalubrité.

Après la tristesse, c’est désormais la colère qui envahi les rues et les cœurs. Une colère aussi forte que légitime, et qui ne retombe pas. Marseille est rattrapée par le démon de l’abandon, des années de laisser-faire.
Le drame de la rue d’Aubagne témoigne de la violence et de l’ampleur de la crise du logement à Marseille. Cette situation est pourtant dénoncée depuis longtemps. Marseille a désormais l’impérieuse nécessité de mettre en place un grand plan pour le logement pour tous, et contre l’habitat insalubre. Les deux étant étroitement liées.

En manquant à leur mission la plus élémentaire de protection des habitants, en méprisant tous ceux qui, experts, collectifs, associatifs, journalistes, élus, avaient alerté et demandé des actes, les pouvoirs publics ont failli, et se sont disqualifiés pour pouvoir prétendre à résoudre seuls ces problèmes.
L’habitat insalubre, ce n’est pas la conséquence d’une ville pauvre, c’est la conséquence d’une crise du mal logement. D’une ville qui se refuse d’appliquer la loi, et de recréer du logement, d’abord pour ses habitants.

Désormais, les priorités comme la méthode doivent changer. Les décisions, les moyens, les réalisations et le suivi ne pourra se faire qu’au grand jour, et sous le contrôle de ceux qui justement, tirent depuis des années la sonnette d’alarme.
La première des urgences, c’est la gestion de la crise qui perdure, et s’amplifie.

Un comité de suivi de cette crise, associant les victimes et les associations, doit être créé. Il doit répondre à toutes les urgences pour le relogement, et la prise en charge matérielle, juridique et financière des familles évacuées.
Les survivants du 65, et les rescapés des 67, 69 et 71 de la rue d’Aubagne ont aujourd’hui tout perdu. La Ville de Marseille doit immédiatement préempter les prochaines transactions immobilières pour leur proposer un nouveau logement à proximité de leur lieu de vie.

Plus largement, le droit au retour doit être garanti pour les évacués. Noailles est aujourd’hui un quartier sinistré, et doit faire l’objet de l’attention maximale des pouvoirs publics pour sa reconstruction sans qu’à aucun moment, ce drame ne puisse être le prétexte à la chasse des couches populaires du centre-ville. Au contraire, Noailles doit être l’exemple d’une politique du logement pour tous réussie.

Plus d’un 1 100 de Marseillais ont dores et déjà été évacués, et des milliers de Marseillais continuent de vivre dans un logement représentant un risque pour leur santé ou leur sécurité. Pour éradiquer l’habitat indigne, ce sont plusieurs dizaines de milliers de Marseillais qui devront être mis à l’abri et relogés dans les semaines, les mois et les années à venir. Il faut dès à présent enclencher un plan de relogement de ces milliers de Marseillais, en mobilisant tous les moyens à disposition des pouvoirs publics : parc privé, parc social, contingents Ville ou préfecture, et en recréant un parcours du logement. Ce plan mettra assurément des années à éradiquer l’habitat indigne, mais il faut l’enclencher immédiatement.
La deuxième des urgences, c’est de lutter pour des logements sûrs, sains et accessibles.

Déjà pointés par le rapport Nicol, la dilution des responsabilités et l’éparpillement des moyens est l’un des principaux freins à la lutte contre l’habitat insalubre.

Nous demandons la création d’un opérateur unique, gouvernée à parité entre les associations et les pouvoirs publics, et uniquement chargé de lutter contre l’habitat insalubre.
Cet opérateur doit concentrer les compétences techniques, juridiques, sociales, sanitaires, les moyens humains et financiers des différentes institutions du territoire : Ville, Métropole, Département, Région, EPFR, Etat, PMI, ANH, CDC.
En résumé, des moyens humains pour recenser, contrôler, mettre en demeure, se substituer et poursuivre le cas échant. Des moyens financiers pour exproprier, réaliser des travaux d’offices et reloger aux frais des propriétaires.
Une prise en charge opérationnelle, complète et globale, allant du recensement, au relogement, en passant le diagnostic, tant social que bâti ou le traitement des conséquences sanitaires du mal logement.
Egalement doté d’un observatoire de l’habitat et du logement, cette société serait l’unique opérateur en charge de l’éradication de l’habitat indigne et de la traque des marchants de sommeil. Cela implique la dépossession immédiate de l’ensemble des dossiers d’habitat ou de logement de la SOLEAM et de Marseille Habitat.

Les collectivités doivent financer son fonctionnement, et lui donner les moyens d’investir pour se substituer aux propriétaires défaillants. Mieux, elles doivent enclencher un cercle vertueux en faveur du logement pour tous au sein de leurs institutions.
La Métropole doit d’urgence ré-ouvrir le travail autour du Plan Local de l’Habitat avec redéfinition des besoins, notamment pour rattraper le retard pris sur le PLAI.
Priorité doit être donnée à la mixité sociale, dans le diffus. L’objectif doit être de redéfinir une politique du logement correspondant aux dizaines de milliers de Marseillais en souffrance, un parcours allant de l’hébergement d’urgence au PLS. A ce titre, obtenir 25% de logement sociaux par arrondissement n’est pas négociable.

Les égoïsmes locaux créent de la misère et accroissent les inégalités, il est temps de dire stop.
Métropole, Département ou Région : nous demandons une clause SRU, à l’instar de celle tragiquement supprimée à la Région. Aucune subvention publique, aucun financement croisé ne doit être versé aux communes qui ne respectent pas les objectifs imposés par le PLH.
Enfin, nous demandons la mise en place du permis de louer, prioritairement dans les secteurs exposés au mal logement et aux marchants de sommeil.
Les réponses à apporter à ce drame ne sont ni trop chères, ni trop compliquées. Elles sont justes, nécessaires, proportionnées, indispensables.
Les réponses que nous portons, nous les défendrons à notre place, dans toutes les institutions. Nous exigeons des réponses, point par point, et demanderons des actes, pour qu’un tel drame ne puisse jamais se reproduire. Pour que « Plus jamais ça » ne reste pas qu’un slogan, et pour que la colère ne reste pas ignorée.

— Résumé des mesures —
Conséquences directes de la rue d’Aubagne : une crise qui perdure et s’amplifie.
1.1. Mise en place d’un comité de suivi, avec les victimes et des associations pour suivre le relogement, et la prise en charge matérielle, juridique et financière des familles évacuées.
1.2. Préemption immédiate des prochaines ventes à proximité pour reloger les familles ayant tout perdu (en moyenne 1 transaction par jour dans le 1er arr.)
Garantir le droit au retour pour les évacués. Noailles doit conserver son caractère populaire.
1.3. Enclencher dès à présent une politique pluriannuelle de relogement, en utilisant tous les moyens du parc privé comme public, pour les milliers d’évacués, et les dizaines de milliers de Marseillais qui continuent de vivre dans un logement insalubre ou dangereux.
Habitat, logement : créer des logements sûrs, sains, accessibles pour les Marseillais
2.1. Création d’un organisme uniquement dédié à la lutte opérationnelle contre l’habitat insalubre, avec un conseil de surveillance paritaire avec les associations + pouvoirs publics mobilisant les crédits ANH, EPFR. Prise en charge complète et globale.
Moyens humains pour recenser, contrôler, mettre en demeure, se substituer et poursuivre le cas échant.
Moyens financiers pour exproprier, réaliser des travaux d’offices et reloger aux frais des propriétaires.
Mise en place, au sein de cet organisme, d’un observatoire du logement à Marseille.
2.2. Réouverture du PLH avec redéfinition des besoins, notamment en logement très sociaux, et accent donné à la mixité sociale, dans le diffus.
Objectif : 25% de logement sociaux par arrondissement et parcours complet du logement correspondant aux milliers de demandes en souffrance, allant de l’hébergement d’urgence au PLS.
2.3. Métropole, département, région : clause SRU pour sanctionner financièrement les communes qui ne construisent pas de logement sociaux
2.4. Mettre en place le permis de louer, prioritairement dans les quartiers les plus exposés aux marchants de sommeil.

Face aux défaillances de la Ville de Marseille, l’Etat doit prendre la main.

Communiqué de Presse

Marie-Arlette Carlotti – Ancienne Ministre, Conseillère Municipale et métropolitaine de Marseille

(le 23 novembre 2018)

Face aux défaillances de la Ville de Marseille, l’Etat doit prendre la main.

Depuis plusieurs jours, c ‘est le silence du gouvernement face à la catastrophe de la rue d’Aubagne à Marseille.

Julien Denormandie, Ministre du logement, était pourtant venu sur les lieux du drame, promettre « une action déterminée » et une « politique très volontariste ».

Il a demandé au Préfet de diligenter un audit, puis plus rien ! Le Ministre est silencieux.

Pourtant des drames humains continuent à se jouer à Marseille.

A ce jour, près de 1800 personnes sont délogées du jour au lendemain, dans la précipitation, sans avoir été préalablement prévenu par un arrêté d’expulsion.

Ici le droit n’est pas respecté.

Et tous les jours le nombre des évacués augmente. Le phénomène désormais touche tout le centre ville.

Au même moment des centaines de familles sont maintenues, dans leurs logements indignes, pourtant frappés d’un arrêté de péril depuis plusieurs années.

Malgré la bonne volonté des salariés qui accueillent les personnes dans la cellule de crise de la rue Bauveau, Ville, Département et Métropole sont dépassés. Incapables de gérer une situation qui s’aggrave de jour en jour (attestations d’expulsion qui tardent, pas d’accompagnement pour les démarches administratives, opacité du relogement,…).

Je demande à l’Etat de prendre la main, de se substituer aux collectivités locales incompétentes afin de coordonner les actions d’accompagnement et de prise en charge des familles sinistrées.

Face aux défaillances de la Mairie, Marseille a besoin d’un Etat fort pour sortir de la crise.

Monsieur le Ministre, ne vous défilez pas !

Toutes et tous à la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes!

Chaque jour, une femme meurt sous les coups de son conjoint.

L’expression du sexisme et de l’homophobie se fait chaque jour plus menaçant, que ce soit dans son foyer, dans la rue, au travail, dans les transports en commun ou sur les réseaux sociaux.

Ensemble, quel que soit notre genre ou autre orientation sexuelle, nous devons nous réunir pour dire STOP aux violences verbales et physiques !

Le parti socialiste des Bouches du Rhône soutient la mobilisation des femmes et appelle à se joindre massivement à la manifestation contre les violences faites aux femmes, prévue demain:

 

Samedi 24 Novembre 2018

À 14h30Au cours d’Etienne d’Orves

13001 Marseille

 

Nora Mebarek

1ere secrétaire fédérale

Parti Socialiste des Bouches-du-Rhône

Solidarité avec les habitants de la rue d’Aubagne!

À  l’initiative du « collectif du 5 novembre 2018 », une marche de la colère est organisée, ce Mercredi 14 Novembre 2018, à 18 heures

en bas de la rue d’Aubagne, près du cours Saint-Louis, 13001 Marseille.

Cette marche a pour but de montrer de façon pacifique, l’indignation et la colère de tous les marseillais, suite au drame de la rue d’Aubagne.

Après la stupeur, l’émotion, et le recueillement, il faut à tout prix que tous les responsables, qu’ils soient publics ou privées, de cette tragédie, répondent de leurs actes devant la justice. Nous nous devons de nous mobiliser pour l’exiger !

Nous nous devons de nous mobiliser pour que la Mairie de Marseille et l’Etat, déclarent une journée de deuil, et mettent enfin leurs drapeaux en berne !

Nous nous devons de nous mobiliser POUR que chaque famille et personne sinistrée, obtienne:

  • un accompagnement Spécifique et bienveillant  afin de retrouver un quotidien digne, serein et équilibré par la proposition d’un logement et de son équipement, près des écoles où sont scolarisés leurs enfants, donc dans le grand centre ville.
  • un accompagnement psychologique gratuit sur du long terme si elles le souhaitent.

Nous nous devons de nous mobiliser pour que chaque famille ou personne qui vit dans un immeuble ou logement frappé par un arrêté de péril soit relogée immédiatement avec une politique de relogement transparente et sans attendre le rapport commandé par le gouvernement.

Nous nous devons de nous mobiliser afin que :

–       la rue d’Aubagne et son quartier Noailles soit protégée de la spéculation immobilière et de sa gentrification.

–       les familles délogées en urgence soit prioritaires, si elles le souhaitent, dans les futures attributions des logements sociaux qui devront impérativement être construits sur ce même périmètre.

–       une consultation populaire sur l’avenir de ce secteur soit mise en place afin d’en faire un lieu où l’on pourrait y retrouver, une école, un centre social qui manque tant à ce quartier, un marché populaire, et une diversité qui fait tant notre fierté !

Mes camarades, à demain.

Nora Mebarek,

Première secrétaire fédérale.

Collectif “Citoyens en Bande Organisée”

Aux Premières secrétaires fédérales,
Aux Premiers secrétaires fédéraux,
Aux fédérations,

Cher.e.s Camarades,

La fraude fiscale érode chaque jour la souveraineté des Etats, entrave leur capacité à agir pour le bien commun et au final fragilise la démocratie.

Alors que des efforts, et même des sacrifices, sont exigés de nos concitoyens, il n’est pas acceptable que les plus riches et les multinationales se soustraient à leurs devoirs de contribuables.

Dans un récent sondage paru dernièrement dans Ouest-France,  41% des Français indiquent être tentés par un pouvoir politique autoritaire car ils considèrent que la finance et les multinationales gouvernent le monde. C’est une alerte pour tous tous les démocrates. Notre réponse doit être collective.

C’est pourquoi, dans la continuité des positions défendues par les députés et les sénateurs socialistes à l’occasion des débats sur la loi de lutte contre la fraude fiscale, et particulièrement sur le verrou de Bercy, nous souhaitons porter à votre connaissance l’initiative du collectif “Citoyens en Bande Organisée” (www.ccbo-france.fr) lancée dans les Landes et désormais ouverte à toutes et tous.

Ce collectif de 250 citoyens a déposé plainte contre X devant le Parquet National Financier dans le cadre du nouveau scandale de fraude fiscale dévoilé par le journal Le Monde il y a deux semaines. Cette fraudes aux dividendes des actionnaires a coûté plus de 55 milliards d’euros aux budgets de plusieurs États Européens, dont plus de 3 milliards par an aux contribuables français.

Il s’agit en saisissant la Justice d’établir la réalité des faits, leur ampleur et d’en déterminer les responsabilités. Vous pouvez prendre connaissance de cette initiative, la rejoindre ou la relayer.

Rendez-vous sur :
www.ccbo-france.fr

Olivier FAURE
Premier secrétaire du Parti socialiste

Boris VALLAUD
Député des Landes, Secrétaire national à l’Europe, porte-parole du Parti socialiste

Christine PIRES-BEAUNE
Députée du Puy-de-Dôme, et Secrétaire nationale à la Politique économique, services publics et justice fiscale

États-Unis: le Parti socialiste salue la reconquête du Congrès par le Parti démocrate

Mercredi 7 novembre 2018

Communiqué de presse 

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

Jean-Marc Germain, secrétaire national à l’International et à la Mondialisation
 
 
États-Unis: le Parti socialiste salue la reconquête du Congrès par le Parti démocrate
 
Si le renouvellement partiel au Sénat laissait peu de chances aux démocrates au vu du faible nombre de sièges républicains en jeu, leur majorité obtenue à la Chambre des représentants est une bonne nouvelle pour la démocratie américaine.

Le Parti socialiste salue cette victoire qui, même si elle ne suffit pas pour faire évoluer la politique étrangère américaine, prérogative présidentielle, vers le dialogue multilatéral et l’apaisement des relations internationales, renforce les contre-pouvoirs à la politique actuelle de démantèlement par Trump des politiques sociales et redistributives.

La majorité démocrate pourra également tenter de rééquilibrer une politique économique dont les gains à court terme augurent de graves conséquences pour l’économie du pays et les travailleurs américains. Enfin, des commissions d’enquête pourront contribuer à révéler les vérités sur les agissements illégaux passés et actuels du président et de ses proches.

Le Parti socialiste félicite le Parti démocrate et ses militant.e.s d’avoir su mobiliser les électeurs face au populisme et aux conservatismes, aux mensonges et aux manipulations. La diversité des nouveaux.elles élu.e.s est également un bon signe pour le renouvellement de la politique américaine. Le Parti socialiste exprime le vœu que s’ouvre désormais la page de l’alternance pour 2020, car le monde, comme l’Amérique, en ont besoin.

Retrouvez la résolution du Bureau national du 6 novembre 2018

Le Parti socialiste soutient les Français qui défendent leur pouvoir d’achat et demande l’organisation d’une conférence nationale sur le financement de la transition écologique

Les hausses des prix de l’essence, du gasoil et du fioul domestique suscitent un mécontentement croissant qui s’exprimera notamment le 17 novembre. C’est la goutte qui fait déborder un vase déjà plein… Le Parti socialiste soutient les Français qui défendent leur pouvoir d’achat.

Si la mobilisation citoyenne prend de l’ampleur, ce n’est pas parce que nos concitoyens sont opposés aux mesures de transition énergétique, mais parce que ces augmentations s’ajoutent à une politique fiscale injuste, à des restrictions déjà imposées aux retraités, aux fonctionnaires, aux locataires, aux malades, aux familles… et que le produit de la surtaxation des carburants ne finance qu’à hauteur de 20% les politiques environnementales. Les taxes augmentent mais l’effort budgétaire consacré à la transition énergétique reste stable.

Au fond l’arnaque peut se résumer en quelques mots : au prétexte de lutter contre le réchauffement climatique, le gouvernement prélève davantage de taxes sur l’ensemble des Français pour financer les cadeaux fait à quelques-uns. Les taxes augmentent mais la part réservée à la transition énergétique est stable. Cherchez l’erreur.

Nous voulons l’écologie dans la justice sociale. Nous ne pouvons pas accepter que l’argument écologique soit instrumentalisé pour justifier une ponction supplémentaire sur le pouvoir d’achat des ménages. Cette utilisation cynique de l’argument climatique affaiblit l’adhésion nécessaire à une fiscalité écologique.

Le Parti socialiste réaffirme son attachement à la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, portée par Ségolène Royal et votée par les socialistes et les écologistes.

Mais la volonté du gouvernement actuel d’accélérer le mouvement en prélevant sur les ménages, les entreprises et les collectivités 55 milliards supplémentaires sur 5 ans rend le processus d’autant plus insupportable que le baril de brent augmente sensiblement.

Le chèque énergie créé par la majorité précédente pour éviter de pénaliser les ménages modestes doit être complété par une composante carburant et voir son montant ainsi que les nombre de ses bénéficiaires augmenter, comme proposé par les parlementaires socialistes dans leur budget alternatif pour 2019. Les habitants de nos territoires ruraux ou péri-urbains n’ont souvent pas d’alternative à l’utilisation d’un véhicule.

Nous demandons le rétablissement de l’APL destinée aux accédants à la propriété modestes, le doublement des aides aux ménages pour isoler leur logement et ainsi réduire leur facture de chauffage de 50%, l’accroissement des services de transports à la demande et des plateformes gratuites de covoiturage pour les déplacements domicile-travail quotidiens permettant de réduire de 50% la facture de carburant en zone péri-urbaine, le maintien des petites lignes ferroviaires, l’augmentation des moyens donnés aux transports collectifs.

Plus largement, c’est la question de la juste répartition de l’effort national qui est posée à travers ce ras-le-bol. C’est pourquoi le Parti socialiste demande au Gouvernement l’organisation d’une conférence nationale sur le financement de la transition écologique associant l’ensemble des composantes économiques, sociales et politiques du pays.

L’écologie n’est pas l’adversaire de la justice sociale. Elle doit au contraire être une composante essentielle de la lutte contre les inégalités.