La réforme territoriale qui se dessine est un nouveau coup porté aux lois de décentralisation de Pierre Mauroy et de Gaston Deferre. Comment, en effet, imaginer que l’idée d’un conseil général et de conseil régional puisse être abandonnée à un moment où la taille et le poids deviennent des critères déterminants pour les territoires et les collectivités qui y exercent des responsabilités de plus en plus nombreuses, au fur et à mesure que l’Etat décharge sur elles de ses compétences ?
Comment accepter qu’avec la disparition de la Taxe Professionnelle remplacée par une dotation de l’Etat, les collectivités territoriales privées de leur ressource principale deviennent des administrations d’un Etat redevenu centralisateur ?
Cette suppression de la Taxe Professionnelle aura pour conséquence de transférer la fiscalité locale des entreprises vers les ménages et risque d’amener les collectivités territoriales à externaliser des services publics de proximité.
Nous devons nous mobiliser, dans les prochaines semaines, dans le débat démocratique et faire connaitre nos idées pour faire reculer les auteurs d’une réforme injuste et jacobine.
à 12h55
Chaque fois que le pouvoir central recupère les rennes avec son coup de marteau qui va frapper un peu plus loin dans toute la France en lieu et place de l'autonomie des collectivités locales, on a le sentiement que c'est la république qui recule avec tous ses ideaux de liberté et de démocratie de proximité, arrachant un peu de notre citoyenneté. Mais la république française est-elle à ce point en péril qu'il faille de façon unilatéral et par un putsch législatif reprendre le control de la nation ? Jamais autant de stabilité n'aura caractérisé la Vème république créé par le père fondateur de la droite et accrédité par l'ère mitterandiste.
Concernant la taxe professionnelle que certaines entreprises vivent comme du "racket institutionnalisé", c'est un cadeau fiscales aux entreprises qui déresponsabilisent et désengagent une bonne partie de la population française allourdissant le fardeau des familles, qui sont déjà pas mal laissés sur le carreau.
Mais face à tout cela mon incompréhension reste totale, pour qui construisons nous notre pays, quel France préparons nous? les libéraux arguent la sacro sainte "mondialisation" qui avait bien entamé sa marche après guerre;mais qui ne doit pas être un cache sexe pour faire passer la peste et le choléra.
Il nous reste donc à résister par le débat démocratique, par le cap essentiel des valeurs à maintenir, en ne perdant pas notre réflexion, et que cela ne tienne même si ce discours n'est plus à la mode en confortant notre modèle sociétal qui n'a finalement peut être besoin que d'être accompagné face à une modernisation de la société francaise ? ce qui fait notre unicité et notre durabilité.
Salutations Socialistes