Lundi 19 décembre, l'expert comptable du Comité d'entreprise de Fralib a présenté au Conseil Régional PACA le rapport final définissant le contour de la solution alternative à la fermeture du site de Gémenos.
Il comprend des éléments fondamentaux permettant le redémarrage de l'activité de production de thé et d'infusions et le maintien des emplois.
Des engagements importants et officiels ont été annoncés par le Conseil Régional PACA, le Conseil Général des Bouches-du-Rhône et d'autres collectivités. A la réception du dossier, le Conseil Régional a réaffirmé son soutien sans faille aux travailleurs en lutte pour leur solution alternative et s'est engagé à le formaliser dans les tous prochains jours.
Par ailleurs, le collectif des salariés en lutte construit des partenariats avec des entrepreneurs individuels.
Certains de ces projets et objectifs apparaissent potentiellement convergents avec les propositions alternatives des salariés. Le groupe MFB LARIO propose un projet de reprise de l'activité Fralib.
Un autre groupe dont l'activité est la distribution en restauration (hors foyer) de thés et d'infusions Bio ou de spécialités avec sa propre marque est intéressé pour rapatrier sa production actuellement conditionnée en Espagne. Une entreprise chargée de la distribution des compléments alimentaires bio dans 160 magasins et sur internet, est intéressée pour élargir sa gamme de produits aux Thés et infusions.
Cette société aurait également des assurances relatives à l'approvisionnement des matières premières. Enfin, d'autres contacts sont établis avec des producteurs de plantes aromatiques leaders en PACA et Rhône-Alpes.
Toutes les conditions sont désormais réunies ; Unilever ne peut plus aujourd'hui poursuivre ses méthodes antisociales destinées à briser l'outil de travail des salariés et donc à détruire l'emploi.
Rappelons-le, depuis le 17 novembre dernier, la direction n'a pas relancé l'activité, exprimant ainsi tout le mépris et l'arrogance de la maison-mère envers la Justice française.
Comment le gouvernement UMP, soi-disant pourfendeur du « produire français », peut-il accepter le mépris d'Unilever face aux décisions de la justice française ? La Droite doit assumer ses responsabilités et cesser toute complicité avec le groupe Unilever.
Les salariés de Fralib réclament toujours la tenue d'une table ronde en présence des ministres concernés, des collectivités territoriales, des organisations syndicales et de la direction d'Unilever.
La Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône réaffirme son soutien total aux salariés.
Pour mémoire : retour sur le combat des salariés
L'histoire d'Éléphant commence en 1892 avec la création d'une maison de commerce de Thé à Marseille.
Jusque dans les années 1960, c'est une production régionale reconnue. En 1969, la société Ricard prend une participation dans le thé Eléphant. En 1972 le groupe Unilever rachète l'entreprise avec l'objectif principal d'imposer ses propres logos et des marques standardisées. Au début des années 2000 Unilever lance un plan visant à réduire le nombre de ses marques de 1600 à 400. Conséquence directe de ces décisions : la marque Éléphant diffusée exclusivement en France va disparaître au profit de Lipton, qui sera le premier planétaire unique.
Ces décisions d'uniformisation ont entrainé un premier plan social supprimant près de 40 emplois en 2007.
Entre 2005 et 2007 le groupe Unilever se vante d'avoir investi sur le site 5 millions d'euros alors que cela ne correspond qu'à 5 % des 90 millions investis sur l'ensemble de ses sites européens.
En septembre 2010, le groupe annonce la fermeture prochaine de son usine du fait d'une surproduction avérée.
Peu de temps après 20 machines neuves sont achetées pour conditionner le thé dans une usine appartenant à Unilever en Pologne. Il s'agit en fait d'une délocalisation.
En novembre 2010, à la demande du Préfet de Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Unilever et les salariés de l'usine étudient ensemble toutes les alternatives possibles à la fermeture du site à l'occasion d'une table ronde.
Le rapport remis le 10 décembre 2010 insiste sur les origines des difficultés de l'usine vient : un manque de productivité structurelle et des choix stratégiques défavorisant le site.
Apres avoir consulté une trentaine de candidats pour la reprise du site ou pour une production sous-traitée, Unilever maintient l'absence de scenario alternatif.
Le mardi 8 février 2011, les salariés de Fralib remportent la première manche du combat. Le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Marseille constate l'irrégularité manifeste du plan de sauvegarde de l'emploi engagé par Unilever et en interdisant la mise en œuvre.
En juillet 2011, le TGI rejette la demande des salariés d'annulation du plan de licenciement ; le 28 septembre dernier le groupe annonce officiellement la fermeture de l'usine de conditionnement de sachets de thé et d'infusions, ainsi que le licenciement de 182 personnes.
L'enjeu du débat actuel est simple : la cession de la marque Éléphant vieille de 119 ans du groupe Unilever aux salariés.
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à 11h41
pour quelle raisons nos deputes de droite soit disant si proches des travailleurs mais surtout de leur chef de file et de l\'arrogant \"lefevre\" ne bougent pas. il n\'y a pas que unilever qui bafoue cette justice immobile.