Discours de Jean-Noël GUERINI au repas républicain à Allauch
envoyé par presseps13. - L'info video en direct.
« Mes chers amis,
Ce soir, je suis très ému de vous retrouver.
Je tiens à saluer mon ami Roland Povinelli, sénateur maire de cette belle ville d'Allauch. Je salue également les parlementaires socialistes et l'ensemble des élus qui assistent à cette rencontre.
Tout en remerciant Roland pour la qualité de son accueil, je veux aussi saluer les militants et les sympathisants socialistes, du Parti Radical de gauche et du Mouvement Républicain et Citoyen, des hommes et des femmes enthousiastes, dynamiques et mobilisés pour le rendez-vous du 20 mars, pour le rendez-vous du premier tour des cantonales.
Nous avons devant nous 31 jours, pour faire entendre notre voix, pour aller au devant des habitants des Bouches-du-Rhône, pour aller vers la victoire du Parti Socialiste et de la gauche !
Nos candidats sont sur le terrain depuis plusieurs semaines et leur campagne nous laisse espérer une belle moisson.
Dans moins de cinq semaines, lors d'une élection où nous devons d'abord mobiliser notre camp, nous allons permettre aux habitants de Marseille et du département de dire leur attachement à la majorité qui gère le Conseil général.
Ils diront, haut et fort, que les conseillers généraux socialistes et radicaux, et demain du Mouvement Républicain et Citoyen doivent continuer à travailler, pour l'emploi, pour l'éducation, la solidarité, la culture et le mouvement associatif.
Cette majorité qui gère avec justesse et rigueur le Conseil général, elle est forte d'un bon bilan.
Chacun, dans les Bouches du Rhône, peut le mesurer.
Mais elle est aussi et surtout rassemblée autour d'un projet, d'une vision, d'une ambition !
Protéger et agir. Protéger et construire. Protéger et préparer l'avenir. Voilà notre fil rouge.
Notre projet n'est pas celui de la droite qui collectionne les échecs et dresse les Français les uns contre les autres.
Ce projet rassemble, il rappelle nos choix, nos engagements, nos valeurs, tout en ouvrant des perspectives.
Il est surtout concret et ancré dans la vie quotidienne de chacun, dans la proximité.
Mais encore faut-il que nous ayons les moyens de le mettre en œuvre car nous savons bien que la réforme des collectivités, je devrais dire la régression territoriale, réforme imposée par la droite est une machination politicienne visant à rayer d'un trait de plume nos avancées et nos conquêtes.
Elle annonce la recomposition territoriale, l'étranglement financier et le retour de l'Etat centralisateur. Elle est un recul terrible de la décentralisation.
Malgré cette menace, nous allons poursuivre notre travail en espérant que la Gauche gagne la grande échéance de 2012 et revienne sur cette réforme.
Alors oui nous nous battrons
Pour une vraie vision de gauche, pour la recherche de l'équité, pour apporter des réponses aux légitimes inquiétudes de ceux et celles qui ont du mal boucler les fins de mois, qui jugent que la hausse des loyers, la flambée de l'immobilier et du foncier, la pénurie de logement sont inacceptables.
Parce que nous sommes ancrés dans nos valeurs, nous formulons des propositions qui privilégient le progrès et le développement durable, dans un souci évident de préservation des services publics et d'équilibre entre les territoires.
Pour chacun, quelque soit son âge, son parcours, nous proposons aussi un bouclier social.
Au cours des dernières années, nous avons investi plus de 3 milliards d'euros dans l'économie locale, ce qui a permis, de créer ou maintenir plus de 10 000 emplois chaque année.
En aidant les communes, en participant activement à la promotion de nos savoirs faire, nous prolongerons ce travail indispensable pour le rayonnement de notre territoire.
Bien sûr, cela passe par la construction d'une société plus juste et plus solidaire.
Nous le ferons en mettant le cap sur la fraternité et la justice sociale, en faisant du R S A un véritable outil pour le retour à l'emploi, en maintenant nos efforts pour équiper les hôpitaux publics en matériel de pointe, malgré les coupes claires que nous impose un Etat en cessation de paiement.
Et ces efforts seront accompagnés d'une vigilance de tous les instants face aux tentatives de la droite qui cherche à faire de la dépendance un nouveau marché pour les banques et les assurances.
Car nous sommes les premiers garants des Personnes Agées, des petits retraités, nous sommes porteurs du bien vieillir ensemble.
Cette société, elle doit aussi permettre à chaque jeune de bien préparer son avenir. Ordina 13, hier décrié par nos adversaires, aujourd'hui plébiscité par tout le monde, sera prolongé dans des collèges qui seront toujours plus sécurisés.
Et comme nous sommes conscients des difficultés qu'éprouvent les plus jeunes pour se déplacer, nous créerons un « pass transports à 2 euros », tout en aidant au financement du permis de conduire, souvent indispensable pour travailler.
Ce dynamisme, on le retrouve et on le retrouvera avec les initiatives que nous avons prises pour soutenir le mouvement associatif et la vie culturelle.
Ensemble, au diapason de l'évolution de notre société, nous ferons des Bouches-du-Rhône le premier département numérique de France, un département où l'année 2013, l'année capitale européenne de la culture, sera une réussite partagée.
En nous inscrivant résolument dans une démarche d'Agenda 21, nous allons travailler pour le développement durable, avec des actions concrètes, cohérentes, partagées.
Dans le domaine des transports, en créant un titre unique pour le département, grâce au syndicat mixte, nous rendrons les déplacements plus faciles.
Tout en améliorant le réseau routier départemental, nous doublerons le nombre des pistes cyclables.
Ce respect de notre territoire passe bien évidemment par un soutien à une agriculture de qualité et par la protection toujours plus active de nos forêts et de nos espaces naturels sensibles.
Comme vous le voyez, mes chers amis, ce projet, est ambitieux, mais réaliste.
Il est cohérent avec notre bilan, il est le signe d'un département qui bouge, qui innove, qui se tourne résolument vers le choix de l'action.
Le combat sera dur, et nos adversaires, en multipliant les attaques, ne nous font aucun cadeau.
Je veux, solennellement et sans détour, parler de la campagne honteuse engagée par la droite.
Il y a sept ans, incapable de proposer quoi que ce soit, elle avait sorti ses ciseaux pour dessiner la carte électorale des cantons à sa convenance. Sa volonté de tricher avait été sévèrement sanctionnée par les électeurs.
Il y a trois ans, toujours à la peine pour masquer le vide sidéral de ses propositions, elle s'était dissimulée derrière les élections municipales en multipliant les attaques personnelles.
Il n'y a rien de tel pour faire oublier son incapacité à gérer, notamment à Marseille, où chaque habitant est lesté d'une dette de plus de « 2 400 euros ! »
Marseille, qui porte le bonnet d'âne dans le dernier palmarès de la gestion des communes établi par le magazine Challenge !!
Et comme elle ne peut rien dire sur notre bonne gestion, elle prouve qu'elle a de la suite dans son absence d'idées et vient nous dire qu'elle a fait le choix de l'honnêteté, pour mieux pourfendre le clientélisme des socialistes.
Nous, nous faisons le choix de la justice sociale, de la solidarité, de la fraternité !
Nous ne faisons pas le choix de la délation, du choix des bonnes affaires et des investissements immobiliers à l'ile Maurice ou encore le choix d'acheter des terrains à l'Assistance publique bien en dessous du prix du marché !
Ecoutez-le ce maire de secteur, qui part en guerre contre le clientélisme, pour mieux défendre celui qui n'a rien fait quand il était secrétaire d'Etat, celui qui imagine acheter la mairie en viager, celui qui ne sait pas quoi inventer pour se débarrasser du leader qui le guide en politique depuis vingt ans !
Ce Maire de secteur, qui est aussi sénateur, se vantait, il y a quelques années, dans une interview au Monde, d'avoir en charge la gestion du contingent d'emplois municipaux réservés au R.P.R !
Et quand on voit comment il règle les embauches à l'Assistance publique, on se dit qu'il ferait mieux de balayer devant sa porte avant de donner des leçons d'honnêteté !
Écoutez-les, ces responsables de droite qui parlent des licences de taxi attribuées par la mairie, et avouent qu'en retour, il y a foule de services rendus.
Des exemples comme ça, il y en aurait bien d'autres ! Alors que l'on cesse de donner des leçons de morale à la terre entière et que cesse cette hypocrisie.
Il n'y a pas pire démagogie que de crier au clientélisme, quand le quotidien nous impose dans un monde très difficile de répondre aux demandes et aux attentes de nos concitoyens !
Et par-dessus tout, que l'on cesse d'utiliser la justice comme une arme politique, dans une campagne qui ne vise qu'à salir, qu'à détruire !
Pour ma part, je ne ferai jamais le choix de la récupération politicienne.
Personne n'est dupe, surtout pas vous mes amis. Ce n'est évidemment pas un hasard si le Conseil général est aujourd'hui visé par la droite sur le terrain des affaires à un mois des échéances électorales.
Tout a été parfaitement orchestré mais aujourd'hui les cartes sont abattues.
Mais vous me connaissez, c'est dans la difficulté et la bataille que je trouve la force de résister.
Je n'oublie pas d'où je viens, ce que je suis sans vous, l'immense responsabilité qui est la mienne pour nous porter vers la victoire.
Je veux maintenant sortir de mon silence et m'exprimer sur les affaires.
Je mesure l'importance de mes propos et la force de mes paroles qui sont très attendues.
Je le fais en homme blessé, meurtri, par la calomnie, par le mensonge, par les approximations, les amalgames, les jugements hâtifs des uns et des autres.
Mais je le fais aussi en homme debout, en homme responsable, en élu de la République, fier de son engagement, de ses valeurs, de son travail.
Vous mesurez comme moi le déchaînement médiatique que l'on subit depuis plus de 18 mois.
Déchaînement renforcé ces jours-ci par la publication d'écoutes téléphoniques entre mon frère et moi qui sont sorties de leur contexte et publiées sans précaution, ni vérification.
Oui, j'avais mon frère au téléphone, Oui je lui parlais comme je parle à ma fille, à mon épouse, est-ce un délit ? Oui nous parlions de tout et de rien et même de politique, est-ce un délit ?
L'analyse de ces écoutes, resituées dans le temps et dans le contexte, mettra en évidence qu'elles n'avaient pas trait à des initiatives susceptibles, tant au niveau factuel que juridique, de contrevenir à la loi.
Et il faudra bien que cessent les amalgames, les contre-vérités, les approximations, les mensonges, la diffamation, toutes les déductions hasardeuses motivés par des intérêts inavouables.
Jusqu'à présent, regardant la réalité en face, je n'ai rien à me reprocher.
J'ai choisi le silence. Parce que j'avais confiance dans la justice et dans la démocratie.
Mais quelle est cette justice qui autorise et peut-être favorise que l'on puisse être publiquement lynché et condamné par la presse avant même d'être entendu ?
Que penser d'une justice qui laisse au fil des mois s'étaler dans la presse des procès-verbaux, des écoutes, des éléments du dossier judiciaire ?
C'est un véritable scandale et je vous le dis en pesant mes mots.
J'ai écrit au Procureur de la République le 6 janvier 2011 pour lui demander de faire cesser cette violation permanente du secret de l'instruction et de la présomption d'innocence, je me suis placé en quelque sorte sous sa protection, comme tout justiciable.
Mais apparemment ma lettre n'a pas eu d'écho, et rien n'a été fait pour que l'instruction judiciaire puisse se dérouler normalement et sereinement.
C'est pourquoi, je viens d'adresser ce jour une nouvelle lettre au Procureur de la République accompagné d'un dépôt de plainte des chefs de « violation et recel du secret de l'instruction ».
Je souhaite que Monsieur le Procureur de la République recherche la source des diffusions parcellaires d'éléments tronqués de la procédure qui, soumis à l'interprétation des médias, portent gravement atteinte à mon honneur, ma dignité et ma réputation.
Si je me rapproche du Procureur de la République c'est finalement pour que cesse cette comédie médiatique qui discrédite la justice.
Et conformément aux dispositions de la loi du 15 juin 2000, renforçant la protection de la présomption d'innocence, j'invite Monsieur le Procureur de la République à communiquer sur l'affaire, pour éviter la propagation d'informations parcellaires ou inexactes.
Parmi les centaines d'articles sortis sur les affaires en a-t-on lu un seul qui mettrait en cause la méthode, qui s'interrogerait sur l'origine des faits, des fuites, qui se poserait la question d'un procès instruit à charge par les médias ?
Non la réalité c'est une présomption de culpabilité que l'on distille peu à peu, je suis coupable, médiatiquement forcément coupable, vous comprenez.
Je suis Corse, d'origine modeste, je porte le nom de Guérini, je porte en moi un délit de patronyme, c'est comme ça et peu importe mon honneur, mon histoire, mes valeurs, je suis le puissant patron du Conseil général des Bouches-du-Rhône, frère de, coupable, forcément coupable. Un coupable idéal même, au moins sur le plan politique.
Alors, aujourd'hui je dis ça suffit !
Que certains dans le milieu politique veuillent ma tête, je peux le comprendre, que l'exercice du pouvoir soit difficile et ne fasse pas que des heureux, je peux aussi le comprendre, que j'ai une réputation de travailleur infatigable, parfois dur avec mes collaborateurs, ça ne fait pas de doute, que je maintienne les élus en situation de travail, en force de proposition, parce qu'on n'est pas élu juste le temps des élections, je ne le nie pas.
J'assume ma personnalité, comme j'assume mes actes et mes convictions mais je ne veux plus que l'on mette en cause ma probité, mon intégrité, au simple motif que mon frère, que j'aime comme un frère, aurait commis des fautes.
Je l'ai déjà dit, quoiqu'il ait fait, si Alexandre a commis des fautes, il faudra qu'il en réponde et la justice en décidera, je n'ai rien à dire là-dessus.
Aujourd'hui, il est en prison, c'est dur la prison, et chaque jour j'ai une pensée pour lui, pour sa fille, pour sa compagne.
Pour lui, pour ma famille, pour la mémoire de mes parents, je trouve aussi la force de me battre et je n'ai rien à cacher à personne.
Je le dis et le répète, le conseil Général des Bouches-du-Rhône n'est pas concerné par les affaires qui touchent mon frère et si ce dernier avait des contacts ou des relations avec certains de mes collaborateurs, j'en ignorais la teneur exacte, ils ne m'en parlaient d'ailleurs pas mais je suppose que leur contenu était essentiellement politique, car Alexandre ne s'est jamais caché d'être d'abord un militant et un socialiste.
Voilà, pour clore le volet des affaires, je le répète, sachez que je répondrai en toute sérénité et en toute franchise au juge, si celui-ci souhaite m'entendre car je n'ai rien à cacher.
Je précise que, désormais, j'attaquerai en justice tous les organes de presse et quiconque diffusent des informations calomnieuses, mensongères ou diffamatoires.
J'ai sans doute été long, mes chers amis, mais la gravité de la situation imposait cette mise au point.
Nous sommes victimes d'une campagne honteuse et la droite, en fâcheuse posture, ne nous épargnera rien.
Face à ces attaques, restons sereins. Avec courage et avec volonté, allons au devant des électeurs.
Nous sommes forts d'un bon bilan et porteurs d'un projet ambitieux.
Rassemblons-nous, comme nous sommes rassemblés ce soir.
Confiants, mobilisés, déterminés, conduisons une bonne campagne de terrain.
Avançons, forts de notre histoire, fiers de notre action et de nos propositions.
Ensemble, préparons le succès du 20 et du 27 mars.
Ensemble, préparons cette belle victoire qui marquera le printemps.
Une victoire qui annoncera l'alternance de 2012, cette alternance que chacun appelle de ses vœux. »
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à 23h26
Bravo pour ce discours, j habite à Montpellier maintenant!! j étais sympathisante de naissance. et en 2000 je suis venu m installer à Marseille. ( la petite qui était en équipe de France féminine de Football ). Vous n avez pas changé!!!. Je suis de tout cœur avec vous.
Karen Zouara ,militante socialiste et dirigeante bénévole de la section foot féminin au Stade Lunaret de Montpellier, Mais allez l OM bien sure!! je n ai pas changé non plus !!!