Rencontre des acteurs culturels à la Friche de la Belle de Mai
Jeudi 27 mai 2010, plus de 300 personnes issues du monde de la culture se sont réunies à la Friche de la Belle-de-mai, à l'invitation de la Fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône pour débattre avec Laurent Fabius, ancien Premier Ministre, des conséquences de la reforme des collectivités territoriales sur la culture.
Les acteurs culturels ont exprimé leur vive inquiétude quant à l'avenir de leur profession qui dépend en grande partie des ressources qu'ils perçoivent des collectivités territoriales (75% de la dotation globale). La réforme des collectivités locales prévue par le gouvernement représente une menace pour les acteurs culturels, inquiets de voir leur budget drastiquement réduit.
Cette crainte avait déjà été entendue par la Fédération du parti socialiste des Bouches-du-Rhône et son premier secrétaire fédéral délégué Jean-David Ciot, qui avait reçu le 4 mai l'intersyndicale du spectacle vivant.
L'ancien premier ministre et député de Seinte-Maritime a également évoqué la dernière version de la loi qui restreint les possibilités de co-financement des collectivités territoriales au patrimoine, à la création artistique et au sport au détriment des autres formes culturelles. Inquiétudes relayées par Jean-Noël Guérini, président de la Fédération et Michel Pezet, conseiller général en charge de la culture.
Laurent Fabius a rappelé les priorités du Parti socialiste pour 2012 en qui concerne la culture : renouer avec les acteurs culturels pour remettre la culture au cœur des politiques publiques ; redéfinir les missions du ministère de la culture en relançant l'éducation artistique ; et enfin engager une nouvelle phase de la décentralisation, qui fera de la culture un des piliers du développement des territoires.
Enfin il a conclu sur la nécessité de mobiliser les citoyens au quotidien autour de la question de la culture pour dénoncer l'action du gouvernement.
Rencontre des élus à Salon-de-Provence
L'après-midi Laurent Fabius s'est rendu à Salon-de-Provence, où il a été accueilli par Michel Tonon, maire de Salon-de-Provence et plus de 500 élus socialistes et républicains, et militants pour débattre des conséquences des collectivités territoriales sur nos territoires.
Il a mentionné les réelles motivations qui ont poussé le gouvernement à proposer cette réforme : re-centraliser le pouvoir du fait qu'une majorité des collectivités locales sont socialistes et faire porter les difficultés financières de l'Etat sur les collectivités, qui elles, sont bien gérées, comme l'a rappelé Jean-Noël Guérini et Hervé Chérubini, maire de Saint-Rémy-de-Provence.
Cette régression territoriale est à la fois financière (par la baisse des dotations et la modification de la loi des finances visant à empêcher les collectivités à engager des dépenses) et démocratique (notamment par la mise en place du scrutin uninominal à un tour, le nouveau découpage législatif et la fin de la parité annoncée pour les élections régionales).
L'ancien premier ministre socialiste a rappelé la volonté du PS de conserver la clause de compétence générale pour les collectivités et le mode de scrutin actuel pour les conseillers régionaux ;en ce qui concerne les départements, il réfléchit actuellement à un mode de scrutin majoritaire qui tiendrait compte des réalités des intercommunalités.
Les élus du département se sont exprimés au cours du débat sur la nécessité de conserver une justice fiscale et de mobiliser les citoyens à défaut d'être ignorés par les grands média.
La Fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône retient l'engagement de Laurent Fabius et Martine Aubry d'abroger cette loi si la gauche gagne les élections de 2012.
306 : Claude Moser, secrétaire de section de la 306, invite les militants à la..
La Ciotat : Jean-Louis Lesavre, secrétaire de section de La Ciotat, invite les militants à la..
Réunion de section : Rebia Benarioua, secrétaire de section de la 315, invite les militants à la prochaine..