Intervention de Marie-Arlette Carlotti au Conseil Municipal du 20 décembre 2018

Enfin ! Enfin nous la tenons cette séance du Conseil municipal !

Je regrette cependant que les principaux concernés n’y soient pas associés. Je veux parler des familles des victimes, des sinistrés, des collectifs citoyens qui sont restés devant la porte.

Il est tant de mettre en place un Comité de suivi pour les associer à l’élaboration de nos politiques.

Leur place est ici et pas dehors !

Parce que, quoi que nous décisions aujourd’hui, nous n’en resterons pas là.

Ce qui se joue à Marseille depuis plusieurs semaines, c’est la catastrophe de mal-logement. C’est l’échec patent de votre politique. C’est le « laisser aller » partout dans cette ville, parce que vous avez baissé les bras, démissionné et délégué à vos élus de la majorité, à vos adjoints, alors que vous les savez inefficaces. Incapables d’infléchir une politique qui ne sert pas les Marseillais, en tout cas pas les plus précaires et les familles modestes.

Vous donnez le sentiment qu’ils sont indésirables à Marseille.

Pour de nombreux Marseillais, il y a urgence.

1/Des familles sinistrées, des familles évacuées du jour au lendemain.

Parce que dans vos rangs ce fut « panique à bord », ces familles se retrouvent à l’hôtel, sans droit ni titre.

Dore et déjà, il y a 1600 personnes à reloger dans des conditions dignes et respectueuses. Et l’hôtel n’est pas un logement digne, surtout lorsqu’on devra y passer Noël.

Et Noël c’est dans 5 jours !

A ce jour, vous n’avez pu signer qu’une trentaine de baux.

Vous n’y arrivez pas parce que vous n’avez jamais voulu faire du logement social dans le centre ville ou dans les quartiers huppés de Marseille, comme nous vous le demandons depuis des années.

Nous voulons que la loi SRU s’applique dans chaque arrondissement.

A ces urgences, il faut en ajouter d’autres, celles des personnes qui vivent, encore aujourd’hui, dans un logement frappé d’un arrêté de péril et qu’il faut rapidement éloigner du risque.

Devant votre impuissance à les reloger, alors qu’elles sont prioritaires, elles sont des centaines à être maintenues dans les lieux, contraintes de choisir entre un toit troué ou la rue.

C’est l’insuffisance de logements sociaux aux loyers faibles qui est un frein au relogement des ménages habitant dans des logements insalubres.

Vous savez que Marseille est carencée en PLAI et vous continuez à construire des logements inaccessibles aux familles modestes. Comme si vous vouliez les chasser de Marseille.

Pour répondre au plus vite à ces situations, nous vous demandons d’activer la procédure de réquisition.

Nous avons besoin d’un parc de logements relais permettant de réaliser des opérations tiroirs, dans l’attente d’une solution pérenne.

Selon l’INSEE, la ville de Marseille dispose de 34 000 logements vacants. Même si dans la réalité on en compte beaucoup moins (l’INSEE comptabilise les logements en travaux et entre deux locations), cela nous laisse « du grain à moudre ».

Certes la réquisition n’est pas la seule solution (ex : intermédiation locative) mais elles marquerait votre volonté politique.

Et vous le pouvez, plusieurs procédures sont à votre disposition.

Monsieur le Maire, demander au Préfet d’activer l’ordonnance de 45 pour mettre en œuvre la réquisition.

Faites voter cette décision par ce Conseil municipal. Nous avons déposé un vœu dans ce sens.

2/Et puis, il faudra bien prendre en compte, enfin, le rapport Nicol et ces 100 000 Marseillais qui vivent dans un logement indigne voire insalubre.

Etes-vous prêt à mettre en place (avec l’Etat et les autres collectivités locales) un outil : « l’Observatoire de l’insalubrité » pour poser des diagnostics immeuble par immeuble, fixer des priorités et proposer des solutions adaptées à la situation de chaque famille.

Ils l’ont bien fait à Paris !

Bertrand Delanoë l’a fait à la suite d’un drame identique au notre.

Et en 3 ans ils ont pu reloger 2000 familles, 10 000 personnes et à 98% dans Paris inta-muros.

Nous ne sommes pas plus stupides que les Parisiens, mais le Maire de Paris a fait preuve de plus de volontarisme que vous.

Nous réclamons un grand plan de relogement avec un objectif : sortir les 100 000 Marseillais de la précarité.

Nous y mettrons peut-être plus de temps, mais c’est possible à condition de commencer tout de suite.

3/Quand à la réhabilitation du quartier Noailles, nous n’accepterons pas (et les riverains encore moins) que le drame du 5 novembre soit l’occasion d’une épuration sociale dans le centre ville par un transfert de population.

C’est pourquoi, il nous faut demander à l’Etat un outil efficace pour agir.

Nous souhaitons une ORCORD-in sur le périmètre de tout le centre ville.

Certes cela voudrait dire que l’Etat a décidé « de reprendre la main ».

Nous exhortons le Ministre du logement d’aller plus loin que  « l’accompagnement rapproché » qu’il vous a imposé.

Qu’il fasse preuve de plus de fermeté à votre égard, s’il veut mettre fin à l’incurie.

Lorsque les collectivités locales sont faibles, défaillantes, laxistes ou incompétentes, peu importe le résultat est le même, nous réclamons un Etat fort.

L’ORCOD-in nous parait le bon outil permettant d’exproprier, de racheter des lots, de réhabiliter…

°Pour faire du logement social aux loyers accessibles (cad du PLAI).

°Pour accompagner les propriétaires afin de réaliser des travaux dans leur appartement (monter des dossiers ANAH).

°Et afin qu’après réhabilitation les loyers ne s’envolent, mettre en place l’encadrement et le plafonnement des loyers.

°Et exiger un droit au retour (tel que nous l’avons voté, à notre demande, au précédent Conseil Métropolitain).

Vous annoncez 5 immeubles réoccupés dans la rue d’Aubagne et 20 autres dans l’ensemble du quartier. Nous en prenons acte, mais préférons aux paroles des engagements fermes.

4/Enfin, je me permets de vous interpeller solennellement pour vous demander de mener une lutte sans relâche contre les marchands de sommeil.

Le Ministre du logement se targue de leur avoir déclaré la guerre. Il est vrai que dans la loi ELAN, il y a toute une série de mesures qui les frappent  au portefeuille, la seule chose qu’ils comprennent.

Mais on ne peut rien déclencher contre eux – et certainement pas des poursuites judiciaires- s’il n’y a pas au préalable un arrêté de péril.

Seulement voilà, vous n’avez pris que 23 arrêtés l’année dernière et vous en annoncez 85 depuis le 5 novembre. On ne peut pas dire que vous meniez un combat acharné!

De plus, lorsqu’il y a eu arrêtés de péril, certains des ces personnages continuent à toucher les APL parce que la CAF ne fait pas son travail et ne dresse pas les constats de non décence qui permettraient de consigner les sommes.

Je souhaite que nous demandions à la CAF des Bouches-du-Rhône de nous fournir toutes les explications sur ces manquements.

Ce triste constat explique que les marchands de sommeil peuvent continuer à faire leur sale bisness tranquillement.

Que la police de l’habitat n’est pas exercée à Marseille.

Que ces voyous font ce qu’ils veulent et particulièrement du fric sur la misère.

Et que ce laxisme est coupable. Surtout lorsqu’on découvre, au fur et à mesure des investigations de la presse, le noms des responsables : des notables de la ville ou des élus de votre majorité.

Nous vous demandons de les poursuivre sans relâche, de faire accélérer les procédures d’arrêtés de péril, bref de faire respecter la loi.

Nous voulons le retour à l’Etat de droit à Marseille !

Monsieur le Maire, de la part de votre opposition, vous vouliez des propositions.

Vous en avez.

Elles complètent largement les vôtres, mais surtout permettraient « d’attaquer le mal à la racine » pour que cela ne se reproduise plus.

Nous attendons vos réponses.

Pour une stratégie territoriale durable de lutte contre l’habitat indigne et dégradé : Groupe métropolitain “Agir pour la Métropole AMP”

Communiqué du Groupe métropolitain “Agir pour la Métropole AMP”, rassemblant des élu(e)s socialistes, républicains, radicaux, démocrates, progressistes et apparentés, de Marseille et du département des Bouches-du-Rhône, présidé par Jean-David CIOT.

Objet : Pour une stratégie territoriale durable de lutte contre l’habitat indigne et dégradé, menée en concertation avec les citoyens et rééquilibrant l’offre de logement social en centre-ville

Marseille, le 12 décembre 2018

Le prochain Conseil de la Métropole Aix-Marseille-Provence, qui se tiendra jeudi 13 décembre 2018, doit nous permettre d’apporter des réponses concrètes et durables face à la crise du logement insalubre et dégradé que traverse actuellement notre territoire, tout particulièrement dans le centre-ville de Marseille.

La priorité est aujourd’hui de répondre à l’urgence à la fois humanitaire et sociale, en accompagnant les 1543 personnes évacuées depuis le 5 novembre, à travers la mise en place de mesures financières individuelles exceptionnelles.

Nous souhaitons qu’une véritable politique de l’habitat soit menée à l’échelle métropolitaine, avec l’élaboration du premier PLH métropolitain en 2019, ciblant la lutte contre le mal-logement comme la principale urgence pour l’avenir du territoire et de sa population.

Nous avons proposé des amendements aux délibérations 390 et 391 présentées par la présidente de la Métropole, que nous défendrons à l’occasion du prochain Conseil métropolitain :

  • « La nouvelle offre de logement social devra bénéficier en priorité aux ménages ayant fait l’objet d’une expropriation, dans le cadre de l’engagement d’une procédure d’éradication de l’habitat insalubre.

Elle doit s’accompagner par la mise en place d’un véritable plan de rééquilibrage de l’offre du logement social en centre-ville, afin de garantir dans la durée le maintien des familles modestes. »

  • « Afin de protéger les propriétaires insolvables occupant leur logement, qui se verraient expropriés dès lors qu’ils ne seraient pas en mesure d’apporter les fonds nécessaires à la réalisation des travaux, la métropole pourra se porter garante selon des conditions strictement définies prenant en compte la valeur du bien. »
  • « Le Comité de pilotage devra se réunir à Marseille et associer les représentants des citoyens, collectifs et associations mobilisés sur le terrain, au plus près des réalités quotidiennes vécues par les habitants des copropriétés dégradées. »

Nous regrettons l’absence de dispositif d’aides aux commerçants sinistrés, pour lesquels nous demandons la mise en place d’un fonds de soutien exceptionnel.

Nous sommes convaincus que l’aire métropolitaine ne pourra réussir à se fabriquer sans porter une vision métropolitaine juste et équilibrée de l’habitat, du logement et de la politique de la ville.

Nous restons mobilisés et à l’écoute des habitants partageant la même volonté de développement et protection des solidarités territoriales, humaines et sociales.

Jean-David CIOT

Président du groupe métropolitain SRDA

Agir Pour la Métropole AMP

https://www.agirpourlametropole.fr/

 

Soutien aux strasbourgeois endeuillés par l’attentat

Communiqué de Nora Mebarek. Première secrétaire fédérale. Parti Socialiste des Bouches-du-Rhône /

Au nom des socialistes du département, je souhaite apporter tout mon soutien aux Strasbourgeois endeuillés par cet attentat.

Toutes mes pensées vont aux familles et aux proches des victimes.

Saluons également l’engagement sans faille des forces de police et du personnel soignant.

Déclaration universelle des droits de l’homme : 70 ans et une époque qui la met au défi

Lundi 10 décembre 2018

Communiqué de presse 

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

Jean-Marc Germain, secrétaire national à l’International et à la Mondialisation
Déclaration universelle des droits de l’homme : 70 ans et une époque qui la met au défi

Le 10 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait à Paris la Déclaration universelle des droits de l’homme. Prolongation d’autres textes fondamentaux et historiques  – dont la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen promue par la Révolution française – la Déclaration de 1948 contribua à compléter la définition des droits et libertés des individus après que la Seconde Guerre mondiale les eût massivement bafoués.

En ce 70e anniversaire, le Parti socialiste réaffirme son attachement aux valeurs et principes universels de cette Déclaration, ainsi qu’au multilatéralisme qui permit de l’élaborer et de l’adopter.

Il rend un hommage appuyé à tous les défenseurs des droits humains et des libertés fondamentales qui, à travers le monde, se battent souvent au péril de leur vie. Ils nous rappellent qu’aussi imparfaite soit-elle dans son application, la Déclaration universelle des droits de l’homme constitue l’idéal commun auquel aspire tout être humain et que la liberté, l’égalité et la justice sont toujours des conquêtes et des acquis à protéger.

Alors que le monde est soumis à des bouleversements inquiétants, qui menacent même les sociétés démocratiques de régressions dont lles se croient protégées, l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme nous rappelle qu’elle constitue un capital historique dont l’importance n’a jamais été aussi grande.

Service de presse
Parti socialiste

Annulation du Conseil Municipal de Marseille : la réaction de Benoit Payan

Le Conseil municipal prévu demain matin est annulé !

C’est une décision consternante. La Mairie a tort d’avoir peur des Marseillais, elle doit au contraire les écouter !
Les collectifs citoyens qui avaient prévu de se mobiliser demain matin sont des collectifs pacifistes, qui portent des revendications plus que légitimes, et qui ne demandent qu’à pouvoir interpeller leurs représentants ! Ils ne demandent qu’à être écoutés !
Plutôt que de monter des barrières, la Mairie doit entamer le dialogue.

Je propose au Maire de rencontrer dès lundi matin les collectifs citoyens, et de re-convoquer très rapidement le Conseil municipal, notamment autour des délibérations urgentes liées à la crise du mal logement à Marseille.

Benoit Payan

Président du groupe socialiste, à Ville de Marseille, Conseiller Départemental, à Département des Bouches-du-Rhône et Conseiller municipal, à Ville de Marseille

 

Annulation du Conseil Municipal de Marseille : la réaction de Samia Ghali

“La tentative de coup politique du maire de dissoudre la colère des marseillais suite au drame de la rue d’Aubagne dans le mouvement national des gilets jaunes est une erreur.

Jean-Claude Gaudin et son équipe font un hold-up démocratique en supprimant le conseil municipal de demain.
Empêcher les débats de se tenir et la population de manifester prouve à quel point rien ne les intéresse plus que leur image et la confiscation du pouvoir.

Pourtant, nous sommes élus pour représenter le peuple dans son intégralité qu’il soit opposant ou partisan. Nous lui devons des comptes, nous lui devons le dialogue. Je regrette que le maire de Marseille, une fois encore, voit de la politique tout le temps et dans tout à l’endroit même où il ne faut considérer que l’humain et la dignité.

Au moment où les marseillais avaient besoin de dialogue, le silence résonne. Je crains que cette stratégie de l’évitement n’accroisse l’incompréhension des marseillais, et une indignation légitime.”

Samia Ghali

Sénatrice des Bouches-du-Rhône, maire honoraire des 15ème et 16ème arrondissements de Marseille

La Fédération du PS 13 demande au Président de la République, au gouvernement ainsi qu’aux Parlementaires…

La Fédération du PS 13 demande au Président de la République, au gouvernement ainsi qu’aux Parlementaires des Bouches-du-Rhône issus de la majorité, d’admettre, avec la plus grande lucidité, le rejet que leur posture politique injuste inspire aux français, et d’agir promptement pour ramener un climat serein dans le dialogue avec des « Gilets jaunes ».

***

Les membres de la Fédération du PS 13 présentent leurs condoléances les plus sincères à la famille de la victime, décédée dans l’accident tragique qui a eu lieu sur la route de Raphèle-les-Arles, à Arles (13) au cours de la nuit du 1er au 2 décembre 2018.

Le Procureur de la République de Tarascon indique qu’il a été occasionné par un barrage de « gilets jaunes ». Cela porterait donc le bilan à 3 morts en France, depuis le début du mouvement.

Il n’est pas envisageable d’attendre un nouveau drame pour agir. Aussi, nous réclamons au Président de la République ainsi qu’à son gouvernement, qu’ils entendent la souffrance et l’exaspération exprimées ces dernières semaines par le mouvement des « Gilets jaunes », soutenus par une très large majorité des français.

Après le grave accident survenu à Arles, les dramatiques incidents de Paris et les nombreuses manifestations qui se sont tenues hier un peu partout en France, nous demandons au Président de la République, au gouvernement ainsi qu’aux
Parlementaires de la majorité, d’admettre, avec la plus grande lucidité, le rejet que leur posture politique injuste inspire aux français, et d’agir promptement, pour ramener un climat serein dans le dialogue avec des « Gilets jaunes ».

Pour une fusion avec le Département avant 2021, en laissant le choix au pays d’Arles

Concertation sur le devenir de la Métropole AMP : Pour une fusion avec le Département avant 2021, en laissant le choix au pays d’Arles

Dans le cadre de la concertation sur le devenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence, menée par le Préfet de Région des Bouches-du-Rhône, le groupe métropolitain des élus socialistes, républicains, démocrates et apparentés (SRDA), présidé par Jean-David CIOT, a présenté ses propositions pour renforcer l’intérêt métropolitain, stratégique et structurant l’ensemble du territoire, et redonner aux communes les compétences de proximité et d’efficacité, avec une répartition des ressources financières juste et équilibrée :

1 – Pour assurer son avenir, la métropole doit se recentrer autour de quatre grandes compétences stratégiques d’aménagement responsable des territoires et de l’espace, de développement économique durable, du déplacement métropolitain, et de préservation des ressources et mise en valeur de l’environnement. Elles sont issues de celles actuellement exercées par la Métropole Aix-Marseille-Provence et le Département des Bouches-du-Rhône.

2 – Nous garantirons l’équilibre du territoire à travers le retour aux communes des compétences de proximité concernant la construction, l’aménagement, l’entretien de la voirie, la signalisation des voies et tous leurs accessoires ; la gestion de l’eau, de l’assainissement et du pluvial, hors schémas d’ensemble ; la création, la gestion et l’extension des crematoriums ; la collecte des déchets ménagers et assimilés, hors schémas d’ensemble ; la gestion et l’entretien des parcs et aires de stationnement ; l’exploitation et l’entretien d’infrastructures et de réseaux de télécommunications ; les actions de promotion du tourisme local, en coordination avec les offices de tourisme.

3 – Chaque impôt doit comprendre une part métropolitaine et une part communale -à côté de la part régionale-, dont le taux applicable sur chaque commune sera voté et calculé en toute liberté par celle-ci. Il en va de la garantie de l’autonomie financière de l’ensemble des collectivités territoriales. Le fonctionnement des communes sera assuré par la mise en place d’un système de solidarité, sur le modèle de la dotation de solidarité communautaire (DSC). Leurs investissements seront renforcés à travers un dispositif solidaire, sur le modèle de l’Aide Départementale aux Communes (AC).

Notre ambition est de mobiliser les moyens et l‘intelligence collective permettant de fabriquer un territoire métropolitain tourné vers l’international, répondant aux aspirations de chacun des habitants de la future métropole et respectant toutes les identités la composant.

Nous tenons à préserver l’autonomie de décision des communes du Nord du Département, qui n’appartiennent pas au périmètre métropolitain actuel et souhaitent recueillir l’avis des citoyens sur l’opportunité, pour l’avenir du territoire, d’intégrer ou non la future métropole.

Nous restons convaincus que la fusion représente  la seule solution pour mener à bien de grands projets métropolitains, avec une capacité d’investissement nous permettant d’accélérer la construction de notre territoire. La fusion doit également nous permettre de réduire le mille-feuille administratif, garantir l’efficacité de l’action publique locale et renforcer le lien entre la population et ses représentants.

Nous souhaitons que la nouvelle institution métropolitaine soit mise en place au plus tard en 2021.

 

Jean-David CIOT

Président du groupe métropolitain SRDA

Agir pour la Métropole AMP

https://www.agirpourlametropole.fr/

 

Un président hors-sujet, qui cherche à fuir son propre bilan

Mardi 27 novembre 2018 

Communiqué du Parti socialiste 

Un président hors-sujet, qui cherche à fuir son propre bilan

Après une heure de discours, une question demeure : quel était donc l’objectif du président de la République à travers son intervention ?

Répondre à la colère des gilets jaunes ? Aucune réponse concrète ne leur a été apportée sur leur pouvoir d’achat.

Présenter une feuille de route de l’énergie ?

Tout est renvoyé à plus tard et les moyens mis sur le développement des énergies renouvelables sont dérisoires au regard de ce qui est prélevé.

Répondre à l’urgence d’une autre gouvernance ? Le Président a proposé une vague concertation de trois mois, aux contours flous et renvoyé la patate chaude aux territoires pour mieux noyer le poisson.

Répondre aux inquiétudes des Français ? Le Président l’a refusé en affirmant d’emblée qu’il n’entendait pas « changer de cap ». Et c’est là que le bas blesse. Le Président cherche à fuir son propre bilan. Il a tenté de s’en sortir en évoquant la fiscalité énergétique, comme si celle-ci était responsable de tout. Mais le stratagème n’a pas pris. Les inquiétudes de nos concitoyens portent prioritairement sur la justice fiscale et sociale et le pouvoir d’achat et Emmanuel Macron refuse de l’entendre.

Depuis des semaines, et le premier, Olivier Faure propose la tenue d’une grande conférence du pouvoir d’achat et de la transition écologique au cours de laquelle des décisions concrètes seraient prises. Les deux doivent en effet aller de pair. En continuant de les scinder, Emmanuel Macron commet une double faute : il ne répond pas à l’urgence sociale de nos concitoyens et ne les incite pas à s’engager dans la transition écologique. Nous lui demandons à nouveau de convoquer cette conférence qui a été reprise par de nombreux leaders. .
Service de presse
Parti socialiste
01 81 94 05 22
01 45 56 77 23 / 78 78

Samia Ghali : “M. Gaudin, comme les Marseillais en colère, j’attends de vous 2 mesures urgentes”

Monsieur le Maire,

Marseille a vécu une tragédie le 5 novembre dernier. Une tragédie qui, sans doute, aurait pu être évitée, une tragédie qui a coûté la vie à 8 personnes, en a laissé 400 autres dans un désarroi absolu et tétanisé l’ensemble des Marseillais.

Je ne vous écris ni pour commenter l’actualité, ni même pour vous condamner.

Pour autant, je ne vous cacherai pas ma colère qui -au-delà de vous- se porte sur toute une équipe municipale. Une équipe qui, depuis deux décennies, est indolore et indigente aux alertes comme aux propositions formulées sur la sécurité, sur la rénovation urbaine, sur l’action sociale, sur l’école ou encore sur l’habitat indigne.

Sur chacun de ces sujets, la même réponse mécanique et arbitraire: Marseille Bashing.

Une équipe municipale qui, depuis deux décennies, est indigente face aux alertes comme aux propositions formulées sur la sécurité, sur la rénovation urbaine, sur l’action sociale, sur l’école ou encore sur l’habitat indigne.

Alors que les inégalités se creusent dans la deuxième ville de France, apportant leur lot de cruauté, d’indignité et d’insécurité;

Alors qu’un Marseillais sur deux a basculé dans la précarité et que le mal-logement frappe un habitant sur dix;

Alors que l’incompréhension et la colère se propagent dans chaque foyer, dans chaque quartier de Marseille et de France;

Votre majorité ne peut plus rester insensible à l’appel à l’aide du peuple.

Les épreuves de la vie, je le crois, nous démontrent que la politique n’est pas tout, que les clivages partisans ne sont pas la bonne boussole d’aide à la décision.

Vous êtes le Maire depuis 23 ans parce que les Marseillais vous ont choisi; et dans votre fort intérieur, vous le resterez sans doute toute votre vie.

Dans la catastrophe de la Rue d’Aubagne, les Marseillais jugeront dans les choix politiques que vous ferez plus que le Maire, l’homme.

Je ne partagerai jamais le cynisme de ceux qui anticipent un adage bien connu “le roi est mort, vive le roi” car pendant que les acteurs de ce naufrage se terrent, les Marseillais, eux, souffrent et vivent dans la peur.

La première difficulté de la politique du logement dans notre ville est l’absence de définition de vision, de cap. C’est cette non-définition qui peut nous faire croire à un dessein politique caché, celui de vider Marseille et particulièrement son centre-ville de ses catégories populaires, de ses pauvres.

Je suis convaincue de votre attachement à la destinée de chacun d’entre eux et c’est dans cet esprit que je souhaite, par la présente lettre, vous faire part des différentes propositions que j’ai pu formuler, propositions que j’espère vous voir reprendre, dans l’intérêt de Marseille.

La première difficulté de la politique du logement dans notre ville est l’absence de définition de vision, de cap. Cette absence qui créé ce sentiment d’abandon et cette nonchalance. C’est cette non-définition qui peut nous faire croire à un dessein politique caché, celui de vider Marseille et particulièrement son centre-ville de ses catégories populaires, de ses pauvres.

Au contraire, je pense urgent de réaffirmer la dimension populaire de notre ville. Et pour les esprits étriqués qui pourrait s’offusquer, je rappelle que populaire n’a jamais été synonyme d’insalubrité et de dégradé.

Réaffirmer cette dimension est le préalable à la mise en place d’une politique efficace. C’est par cette affirmation que nous pouvons penser des dispositifs pour les populations vivant dans ces quartiers, adaptés à leurs besoins.

La première urgence pour Marseille, est la mobilisation de toutes les énergies. Dans la mise en place du plan de lutte contre l’habitat insalubre, vous devrez mobiliser l’Etat et l’ensemble des collectivités. Chacun, ville, métropole, département, région et Etat doit assumer ses responsabilités et s’engager sur des financements importants.

– Ma première proposition sera donc la création d’une Opération d’Intérêt National dans le Grand Centre-Ville et la création d’ORCOD-IN sur chaque site expertisé comme indigne, j’ai formulé ce jour, lors des questions au Gouvernement, cette attente, il en est disposé.

Je suis cependant bien consciente que cette politique peut prendre un certain temps.

– C’est pour cette raison qu’outre le plan urgent de réhabilitation dont je vous ai parlé, je plaide pour la mise en place du “permis de louer”. La loi Alur le permet et plusieurs communes l’ont déjà mis en place. Concrètement, il permettra à la ville de Marseille d’exiger une déclaration préalable à la location ou une autorisation préalable à la location d’un logement.

Monsieur le Maire, le temps est à l’urgence et à la mutualisation des forces, il en va de l’avenir et de la sécurité des Marseillaises et des Marseillais.

Samia Ghali

Sénatrice des Bouches-du-Rhône, maire honoraire des 15ème et 16ème arrondissements de Marseille