Face aux défaillances de la Ville de Marseille, l’Etat doit prendre la main.

Communiqué de Presse

Marie-Arlette Carlotti – Ancienne Ministre, Conseillère Municipale et métropolitaine de Marseille

(le 23 novembre 2018)

Face aux défaillances de la Ville de Marseille, l’Etat doit prendre la main.

Depuis plusieurs jours, c ‘est le silence du gouvernement face à la catastrophe de la rue d’Aubagne à Marseille.

Julien Denormandie, Ministre du logement, était pourtant venu sur les lieux du drame, promettre « une action déterminée » et une « politique très volontariste ».

Il a demandé au Préfet de diligenter un audit, puis plus rien ! Le Ministre est silencieux.

Pourtant des drames humains continuent à se jouer à Marseille.

A ce jour, près de 1800 personnes sont délogées du jour au lendemain, dans la précipitation, sans avoir été préalablement prévenu par un arrêté d’expulsion.

Ici le droit n’est pas respecté.

Et tous les jours le nombre des évacués augmente. Le phénomène désormais touche tout le centre ville.

Au même moment des centaines de familles sont maintenues, dans leurs logements indignes, pourtant frappés d’un arrêté de péril depuis plusieurs années.

Malgré la bonne volonté des salariés qui accueillent les personnes dans la cellule de crise de la rue Bauveau, Ville, Département et Métropole sont dépassés. Incapables de gérer une situation qui s’aggrave de jour en jour (attestations d’expulsion qui tardent, pas d’accompagnement pour les démarches administratives, opacité du relogement,…).

Je demande à l’Etat de prendre la main, de se substituer aux collectivités locales incompétentes afin de coordonner les actions d’accompagnement et de prise en charge des familles sinistrées.

Face aux défaillances de la Mairie, Marseille a besoin d’un Etat fort pour sortir de la crise.

Monsieur le Ministre, ne vous défilez pas !

Toutes et tous à la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes!

Chaque jour, une femme meurt sous les coups de son conjoint.

L’expression du sexisme et de l’homophobie se fait chaque jour plus menaçant, que ce soit dans son foyer, dans la rue, au travail, dans les transports en commun ou sur les réseaux sociaux.

Ensemble, quel que soit notre genre ou autre orientation sexuelle, nous devons nous réunir pour dire STOP aux violences verbales et physiques !

Le parti socialiste des Bouches du Rhône soutient la mobilisation des femmes et appelle à se joindre massivement à la manifestation contre les violences faites aux femmes, prévue demain:

 

Samedi 24 Novembre 2018

À 14h30Au cours d’Etienne d’Orves

13001 Marseille

 

Nora Mebarek

1ere secrétaire fédérale

Parti Socialiste des Bouches-du-Rhône

Solidarité avec les habitants de la rue d’Aubagne!

À  l’initiative du « collectif du 5 novembre 2018 », une marche de la colère est organisée, ce Mercredi 14 Novembre 2018, à 18 heures

en bas de la rue d’Aubagne, près du cours Saint-Louis, 13001 Marseille.

Cette marche a pour but de montrer de façon pacifique, l’indignation et la colère de tous les marseillais, suite au drame de la rue d’Aubagne.

Après la stupeur, l’émotion, et le recueillement, il faut à tout prix que tous les responsables, qu’ils soient publics ou privées, de cette tragédie, répondent de leurs actes devant la justice. Nous nous devons de nous mobiliser pour l’exiger !

Nous nous devons de nous mobiliser pour que la Mairie de Marseille et l’Etat, déclarent une journée de deuil, et mettent enfin leurs drapeaux en berne !

Nous nous devons de nous mobiliser POUR que chaque famille et personne sinistrée, obtienne:

  • un accompagnement Spécifique et bienveillant  afin de retrouver un quotidien digne, serein et équilibré par la proposition d’un logement et de son équipement, près des écoles où sont scolarisés leurs enfants, donc dans le grand centre ville.
  • un accompagnement psychologique gratuit sur du long terme si elles le souhaitent.

Nous nous devons de nous mobiliser pour que chaque famille ou personne qui vit dans un immeuble ou logement frappé par un arrêté de péril soit relogée immédiatement avec une politique de relogement transparente et sans attendre le rapport commandé par le gouvernement.

Nous nous devons de nous mobiliser afin que :

–       la rue d’Aubagne et son quartier Noailles soit protégée de la spéculation immobilière et de sa gentrification.

–       les familles délogées en urgence soit prioritaires, si elles le souhaitent, dans les futures attributions des logements sociaux qui devront impérativement être construits sur ce même périmètre.

–       une consultation populaire sur l’avenir de ce secteur soit mise en place afin d’en faire un lieu où l’on pourrait y retrouver, une école, un centre social qui manque tant à ce quartier, un marché populaire, et une diversité qui fait tant notre fierté !

Mes camarades, à demain.

Nora Mebarek,

Première secrétaire fédérale.

Collectif “Citoyens en Bande Organisée”

Aux Premières secrétaires fédérales,
Aux Premiers secrétaires fédéraux,
Aux fédérations,

Cher.e.s Camarades,

La fraude fiscale érode chaque jour la souveraineté des Etats, entrave leur capacité à agir pour le bien commun et au final fragilise la démocratie.

Alors que des efforts, et même des sacrifices, sont exigés de nos concitoyens, il n’est pas acceptable que les plus riches et les multinationales se soustraient à leurs devoirs de contribuables.

Dans un récent sondage paru dernièrement dans Ouest-France,  41% des Français indiquent être tentés par un pouvoir politique autoritaire car ils considèrent que la finance et les multinationales gouvernent le monde. C’est une alerte pour tous tous les démocrates. Notre réponse doit être collective.

C’est pourquoi, dans la continuité des positions défendues par les députés et les sénateurs socialistes à l’occasion des débats sur la loi de lutte contre la fraude fiscale, et particulièrement sur le verrou de Bercy, nous souhaitons porter à votre connaissance l’initiative du collectif “Citoyens en Bande Organisée” (www.ccbo-france.fr) lancée dans les Landes et désormais ouverte à toutes et tous.

Ce collectif de 250 citoyens a déposé plainte contre X devant le Parquet National Financier dans le cadre du nouveau scandale de fraude fiscale dévoilé par le journal Le Monde il y a deux semaines. Cette fraudes aux dividendes des actionnaires a coûté plus de 55 milliards d’euros aux budgets de plusieurs États Européens, dont plus de 3 milliards par an aux contribuables français.

Il s’agit en saisissant la Justice d’établir la réalité des faits, leur ampleur et d’en déterminer les responsabilités. Vous pouvez prendre connaissance de cette initiative, la rejoindre ou la relayer.

Rendez-vous sur :
www.ccbo-france.fr

Olivier FAURE
Premier secrétaire du Parti socialiste

Boris VALLAUD
Député des Landes, Secrétaire national à l’Europe, porte-parole du Parti socialiste

Christine PIRES-BEAUNE
Députée du Puy-de-Dôme, et Secrétaire nationale à la Politique économique, services publics et justice fiscale

États-Unis: le Parti socialiste salue la reconquête du Congrès par le Parti démocrate

Mercredi 7 novembre 2018

Communiqué de presse 

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

Jean-Marc Germain, secrétaire national à l’International et à la Mondialisation
 
 
États-Unis: le Parti socialiste salue la reconquête du Congrès par le Parti démocrate
 
Si le renouvellement partiel au Sénat laissait peu de chances aux démocrates au vu du faible nombre de sièges républicains en jeu, leur majorité obtenue à la Chambre des représentants est une bonne nouvelle pour la démocratie américaine.

Le Parti socialiste salue cette victoire qui, même si elle ne suffit pas pour faire évoluer la politique étrangère américaine, prérogative présidentielle, vers le dialogue multilatéral et l’apaisement des relations internationales, renforce les contre-pouvoirs à la politique actuelle de démantèlement par Trump des politiques sociales et redistributives.

La majorité démocrate pourra également tenter de rééquilibrer une politique économique dont les gains à court terme augurent de graves conséquences pour l’économie du pays et les travailleurs américains. Enfin, des commissions d’enquête pourront contribuer à révéler les vérités sur les agissements illégaux passés et actuels du président et de ses proches.

Le Parti socialiste félicite le Parti démocrate et ses militant.e.s d’avoir su mobiliser les électeurs face au populisme et aux conservatismes, aux mensonges et aux manipulations. La diversité des nouveaux.elles élu.e.s est également un bon signe pour le renouvellement de la politique américaine. Le Parti socialiste exprime le vœu que s’ouvre désormais la page de l’alternance pour 2020, car le monde, comme l’Amérique, en ont besoin.

Retrouvez la résolution du Bureau national du 6 novembre 2018

Le Parti socialiste soutient les Français qui défendent leur pouvoir d’achat et demande l’organisation d’une conférence nationale sur le financement de la transition écologique

Les hausses des prix de l’essence, du gasoil et du fioul domestique suscitent un mécontentement croissant qui s’exprimera notamment le 17 novembre. C’est la goutte qui fait déborder un vase déjà plein… Le Parti socialiste soutient les Français qui défendent leur pouvoir d’achat.

Si la mobilisation citoyenne prend de l’ampleur, ce n’est pas parce que nos concitoyens sont opposés aux mesures de transition énergétique, mais parce que ces augmentations s’ajoutent à une politique fiscale injuste, à des restrictions déjà imposées aux retraités, aux fonctionnaires, aux locataires, aux malades, aux familles… et que le produit de la surtaxation des carburants ne finance qu’à hauteur de 20% les politiques environnementales. Les taxes augmentent mais l’effort budgétaire consacré à la transition énergétique reste stable.

Au fond l’arnaque peut se résumer en quelques mots : au prétexte de lutter contre le réchauffement climatique, le gouvernement prélève davantage de taxes sur l’ensemble des Français pour financer les cadeaux fait à quelques-uns. Les taxes augmentent mais la part réservée à la transition énergétique est stable. Cherchez l’erreur.

Nous voulons l’écologie dans la justice sociale. Nous ne pouvons pas accepter que l’argument écologique soit instrumentalisé pour justifier une ponction supplémentaire sur le pouvoir d’achat des ménages. Cette utilisation cynique de l’argument climatique affaiblit l’adhésion nécessaire à une fiscalité écologique.

Le Parti socialiste réaffirme son attachement à la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, portée par Ségolène Royal et votée par les socialistes et les écologistes.

Mais la volonté du gouvernement actuel d’accélérer le mouvement en prélevant sur les ménages, les entreprises et les collectivités 55 milliards supplémentaires sur 5 ans rend le processus d’autant plus insupportable que le baril de brent augmente sensiblement.

Le chèque énergie créé par la majorité précédente pour éviter de pénaliser les ménages modestes doit être complété par une composante carburant et voir son montant ainsi que les nombre de ses bénéficiaires augmenter, comme proposé par les parlementaires socialistes dans leur budget alternatif pour 2019. Les habitants de nos territoires ruraux ou péri-urbains n’ont souvent pas d’alternative à l’utilisation d’un véhicule.

Nous demandons le rétablissement de l’APL destinée aux accédants à la propriété modestes, le doublement des aides aux ménages pour isoler leur logement et ainsi réduire leur facture de chauffage de 50%, l’accroissement des services de transports à la demande et des plateformes gratuites de covoiturage pour les déplacements domicile-travail quotidiens permettant de réduire de 50% la facture de carburant en zone péri-urbaine, le maintien des petites lignes ferroviaires, l’augmentation des moyens donnés aux transports collectifs.

Plus largement, c’est la question de la juste répartition de l’effort national qui est posée à travers ce ras-le-bol. C’est pourquoi le Parti socialiste demande au Gouvernement l’organisation d’une conférence nationale sur le financement de la transition écologique associant l’ensemble des composantes économiques, sociales et politiques du pays.

L’écologie n’est pas l’adversaire de la justice sociale. Elle doit au contraire être une composante essentielle de la lutte contre les inégalités.

Effondrement de deux immeubles à Marseille : Communiqué de la fédération

Un effroyable accident,  un effondrement de trois immeubles, s’est produit aujourd’hui rue d’Aubagne à Marseille, entrainant de nombreuses victimes ainsi qu’un sentiment de panique et d’abandon qui s’empare de toute la population du quartier concerné.

A cette heure-ci, les autorités ne sont pas en mesure de dire si des morts sont à déplorer.

Au nom de la fédération socialiste des Bouches du Rhône, nous tenons à présenter aux familles des victimes et leurs proches toute notre empathie et notre solidarité.

Au-delà de l’émotion légitime que cette tragédie provoque en chacun de nous, ce drame pose de graves questions qui ne doivent à aucun prix restées sans réponse. Plus globalement, cette tragédie remet brutalement en lumière la réalité de l’habitat précaire à Marseille.

Bien loin de la carte postale à laquelle certains voudraient résumer la ville, des milliers de marseillais sont logés dans des conditions insalubres, indécentes et dangereuses. Pour empêcher un nouveau drame de se produire, il est indispensable que l’Etat et la Mairie de Marseille s’engagent dans un plan d’urgence pour faire en sorte que le décent et le sûr ne soit plus l’apanage des catégories les plus favorisées.

L’instant est au recueillement et à la solidarité avec les victimes. Nous resterons vigilants pour que dans un très proche avenir, toutes les conséquences de ce drame, à tous les niveaux, en soient tirées.

Nasséra Benmarnia, Secrétaire générale de la Fédération Socialiste des Bouches du Rhône.

Nora MEBAREK, Première Secrétaire Fédérale

Pour la création d’une autorité unique organisatrice de la mobilité – “Agir pour la Métropole AMP”

Communiqué du Groupe métropolitain “Agir pour la Métropole AMP”, rassemblant des élu(e)s socialistes, républicains, radicaux, démocrates, progressistes et apparentés, de Marseille et du département des Bouches-du-Rhône, présidé par Jean-David CIOT.

 

Pour la création d’une autorité unique organisatrice de la mobilité

 Marseille, le 2 novembre 2018

Le groupe « Agir pour la Métropole AMP » souhaite qu’ une nouvelle structure juridique, sur le modèle de la société du Grand Paris, soit mise en place pour assurer l’organisation de la mobilité sur l’aire métropolitaine d’Aix-Marseille-Provence.

Nous tenons à rappeler que les députés socialistes sont les premiers à avoir porté ce débat. En effet, nous avons réussi à faire adopter un amendement  inscrivant dans la loi relative à l’aménagement métropolitain, du 28 février 2017, à l’article 80,  l’opportunité de créer « un établissement public de l’Etat ayant pour mission la conception et l’élaboration du schéma d’ensemble et des projets d’infrastructures composant le réseau de transport public de la métropole Aix-Marseille-Provence. » Il serait chargé « d’en assurer la réalisation, la construction, l’aménagement et l’exploitation commerciale des gares, y compris d’interconnexion, leur entretien et leur renouvellement. »

 L’enjeu prioritaire est de répondre aux préoccupations des Métropolitains, confrontés au quotidien à une saturation routière asphyxiante, au manque de dessertes ferroviaires et multimodales, entre bassins de vie et d’emploi, en construisant un schéma de la mobilité adapté à l’ensemble du territoire.

Seul l’Etat est aujourd’hui en mesure d’assurer les moyens financiers nécessaires à la mise en place de ce futur établissement public, qui permettra à la métropole de gérer, développer et structurer son réseau de transports en commun de manière cohérente, solide et durable.

Nous demandons au gouvernement actuel de s’engager expressément, sans plus attendre, pour la création d’une autorité unique organisatrice de la mobilité afin d’apporter une solution concrète au Déplacement Métropolitain. 

Jean-David CIOT
Président du groupe métropolitain “Agir pour la Métropole AMP”

Groupe métropolitain “Agir pour la Métropole AMP”

Pavillon de la Métropole

58, Bd Charles Livon – 13007 Marseille

Chômage : le gouvernement a baissé la garde

Jeudi 25 octobre 2018

Communiqué du Parti socialiste 

 

Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

Boris Vallaud, secrétaire national à l’Europe et porte-parole du Parti socialiste

+ 22 000. C’est le nombre de demandeurs d’emploi en plus, toutes catégories confondues, depuis un an.

+ 21 700. C’est le nombre de demandeurs d’emploi en plus, toutes catégories confondues, entre juillet et septembre 2018.

+ 16 000. C’est le nombre de demandeurs d’emploi en contrats précaires en plus en un an.

 

– 3 100. C’est le nombre d’entrées en formation en moins en 2018 par rapport à 2017.

– 250 000. C’est le nombre d’emplois aidés supprimés par ce gouvernement en 18 mois.

– 2,1 milliards d’euros. C’est le chiffre de la baisse programmée par ce gouvernement du budget Travail et Emploi pour 2019.

 

Après avoir supprimé drastiquement 250 000 emplois aidés en un an et demi au motif qu’ils ne marchaient pas, le gouvernement s’est mis en échec en ne soutenant pas les politiques envers les publics les plus vulnérables. C’est particulièrement vrai des politiques d’insertion professionnelle des jeunes avec la fin des emplois d’avenir, le peu d’ambition pour la Garantie jeunes.

 

Côté formation, le bilan est tout aussi moribond : les entrées en formation reculent fortement depuis un an ; l’Afpa, opérateur historique de la formation des adultes, est en pleine crise et les effets attendus de la réforme de la formation professionnelle ne viennent pas.

 

Pour 2019, le budget de l’Etat marque son désengagement :

  •         Les emplois aidés seront à nouveau supprimés, près de 60 % d’entre eux.
  •         Les nouveaux outils du gouvernement sont un échec : que ce soit les  « parcours emploi compétences »  ou les « emplois francs », ces dispositifs ne fonctionnent pas dans nos territoires.
  •         Le soutien aux structures d’insertion est à peine renouvelé.
  •         Les aides à l’embauche spécifiques pour les TPE-PME sont supprimées.
  •         Les opérateurs sont mis à mal. C’est le cas de Pôle emploi qui devra supprimer 800 postes mais aussi des Missions locales qui perdent des crédits budgétaires.

 

Ces chiffres montrent une chose :  le gouvernement a baissé la garde en terme d’emploi.

 

Service de presse

Parti socialiste

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