Réforme du quotient familial, François Hollande au service des Français.
11/01/2012
Le quotient familial représente une enveloppe de 10 milliards d'euros par an pour l'Etat.
C'est une politique profondément injuste car elle profite principalement aux 10% des Français les plus riches. Ils perçoivent en moyenne 3 778 € d'allocation par an, contre 490€ en moyenne par an pour les 10% des foyers les plus modestes.
Autrement dit, 50% des familles doivent se partager 10% du quotient familial tandis que les 10% des familles les plus favorisées bénéficient de 42% de l'aide. Si la Droite trouve cela normal, pas les socialistes !
Une fois de plus l'UMP polémique sur nos idées progressistes.
Force est de constater qu'en période de crise, les élus de la majorité rejettent toute justice sociale et cherchent à maintenir par tous les moyens les privilèges injustes des ménages les plus riches.
Je rappelle que Nicolas Sarkozy avait promis aux familles trois grandes mesures qui sont étrangement restées lettre morte : le versement des allocations familiales dès le premier enfant, la création d'un droit opposable à la garde d'enfants et enfin la création de 200 000 places d'accueil de la petite enfance. Sur ces trois points, Nicolas Sarkozy a clairement menti aux Français.
Pis, la branche famille de la sécurité sociale, historiquement excédentaire, s'enfonce dans les déficits et les familles ont subi le matraquage et la baisse de leur pouvoir d'achat. Il fut un temps où le Ministère de la Famille avait même été supprimé au sein du gouvernement Fillon, provoquant ainsi la colère des associations familiales.
Avec les années Sarkozy, c'est la précarisation de 1,5 million de familles monoparentales. La Droite reste indifférente à la dégradation de la situation de près de 70% des mères de famille qui élèvent seules leurs enfants et qui connaissent des difficultés pour boucler leur fin de mois.
Pour toutes ces familles, l'aide apportée par l'Etat est inéquitable et 2,5 millions d'enfants connaissent la pauvreté.
La modulation du quotient familial proposée par François Hollande est aujourd'hui une question d'égalité et de justice.
Jean-David Ciot
Premier secrétaire fédéral