Le Conseil municipal prévu demain matin est annulé ! C’est une décision consternante. La Mairie a tort d’avoir peur des Marseillais, elle doit au contraire ...
“La tentative de coup politique du maire de dissoudre la colère des marseillais suite au drame de la rue d’Aubagne dans le mouvement national des ...
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Mardi 27 novembre 2018  Communiqué du Parti socialiste  Un président hors-sujet, qui cherche à fuir son propre bilan Après une heure de discours, une question ...
Monsieur le Maire, Marseille a vécu une tragédie le 5 novembre dernier. Une tragédie qui, sans doute, aurait pu être évitée, une tragédie qui a ...
Le 5 novembre 2018, 8 personnes trouvaient la mort dans l’effondrement de deux immeubles de la rue d’Aubagne. Aujourd’hui, plus de 1 100 Marseillais ont ...
Communiqué de Presse Marie-Arlette Carlotti – Ancienne Ministre, Conseillère Municipale et métropolitaine de Marseille (le 23 novembre 2018) Face aux défaillances de la Ville de ...
Chaque jour, une femme meurt sous les coups de son conjoint. L’expression du sexisme et de l’homophobie se fait chaque jour plus menaçant, que ce ...
À  l’initiative du « collectif du 5 novembre 2018 », une marche de la colère est organisée, ce Mercredi 14 Novembre 2018, à 18 heures en bas de ...

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Annulation du Conseil Municipal de Marseille : la réaction de Benoit Payan

Le Conseil municipal prévu demain matin est annulé !

C’est une décision consternante. La Mairie a tort d’avoir peur des Marseillais, elle doit au contraire les écouter !
Les collectifs citoyens qui avaient prévu de se mobiliser demain matin sont des collectifs pacifistes, qui portent des revendications plus que légitimes, et qui ne demandent qu’à pouvoir interpeller leurs représentants ! Ils ne demandent qu’à être écoutés !
Plutôt que de monter des barrières, la Mairie doit entamer le dialogue.

Je propose au Maire de rencontrer dès lundi matin les collectifs citoyens, et de re-convoquer très rapidement le Conseil municipal, notamment autour des délibérations urgentes liées à la crise du mal logement à Marseille.

Benoit Payan

Président du groupe socialiste, à Ville de Marseille, Conseiller Départemental, à Département des Bouches-du-Rhône et Conseiller municipal, à Ville de Marseille

 

Annulation du Conseil Municipal de Marseille : la réaction de Samia Ghali

“La tentative de coup politique du maire de dissoudre la colère des marseillais suite au drame de la rue d’Aubagne dans le mouvement national des gilets jaunes est une erreur.

Jean-Claude Gaudin et son équipe font un hold-up démocratique en supprimant le conseil municipal de demain.
Empêcher les débats de se tenir et la population de manifester prouve à quel point rien ne les intéresse plus que leur image et la confiscation du pouvoir.

Pourtant, nous sommes élus pour représenter le peuple dans son intégralité qu’il soit opposant ou partisan. Nous lui devons des comptes, nous lui devons le dialogue. Je regrette que le maire de Marseille, une fois encore, voit de la politique tout le temps et dans tout à l’endroit même où il ne faut considérer que l’humain et la dignité.

Au moment où les marseillais avaient besoin de dialogue, le silence résonne. Je crains que cette stratégie de l’évitement n’accroisse l’incompréhension des marseillais, et une indignation légitime.”

Samia Ghali

Sénatrice des Bouches-du-Rhône, maire honoraire des 15ème et 16ème arrondissements de Marseille

La Fédération du PS 13 demande au Président de la République, au gouvernement ainsi qu’aux Parlementaires…

La Fédération du PS 13 demande au Président de la République, au gouvernement ainsi qu’aux Parlementaires des Bouches-du-Rhône issus de la majorité, d’admettre, avec la plus grande lucidité, le rejet que leur posture politique injuste inspire aux français, et d’agir promptement pour ramener un climat serein dans le dialogue avec des « Gilets jaunes ».

***

Les membres de la Fédération du PS 13 présentent leurs condoléances les plus sincères à la famille de la victime, décédée dans l’accident tragique qui a eu lieu sur la route de Raphèle-les-Arles, à Arles (13) au cours de la nuit du 1er au 2 décembre 2018.

Le Procureur de la République de Tarascon indique qu’il a été occasionné par un barrage de « gilets jaunes ». Cela porterait donc le bilan à 3 morts en France, depuis le début du mouvement.

Il n’est pas envisageable d’attendre un nouveau drame pour agir. Aussi, nous réclamons au Président de la République ainsi qu’à son gouvernement, qu’ils entendent la souffrance et l’exaspération exprimées ces dernières semaines par le mouvement des « Gilets jaunes », soutenus par une très large majorité des français.

Après le grave accident survenu à Arles, les dramatiques incidents de Paris et les nombreuses manifestations qui se sont tenues hier un peu partout en France, nous demandons au Président de la République, au gouvernement ainsi qu’aux
Parlementaires de la majorité, d’admettre, avec la plus grande lucidité, le rejet que leur posture politique injuste inspire aux français, et d’agir promptement, pour ramener un climat serein dans le dialogue avec des « Gilets jaunes ».

Pour une fusion avec le Département avant 2021, en laissant le choix au pays d’Arles

Concertation sur le devenir de la Métropole AMP : Pour une fusion avec le Département avant 2021, en laissant le choix au pays d’Arles

Dans le cadre de la concertation sur le devenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence, menée par le Préfet de Région des Bouches-du-Rhône, le groupe métropolitain des élus socialistes, républicains, démocrates et apparentés (SRDA), présidé par Jean-David CIOT, a présenté ses propositions pour renforcer l’intérêt métropolitain, stratégique et structurant l’ensemble du territoire, et redonner aux communes les compétences de proximité et d’efficacité, avec une répartition des ressources financières juste et équilibrée :

1 – Pour assurer son avenir, la métropole doit se recentrer autour de quatre grandes compétences stratégiques d’aménagement responsable des territoires et de l’espace, de développement économique durable, du déplacement métropolitain, et de préservation des ressources et mise en valeur de l’environnement. Elles sont issues de celles actuellement exercées par la Métropole Aix-Marseille-Provence et le Département des Bouches-du-Rhône.

2 – Nous garantirons l’équilibre du territoire à travers le retour aux communes des compétences de proximité concernant la construction, l’aménagement, l’entretien de la voirie, la signalisation des voies et tous leurs accessoires ; la gestion de l’eau, de l’assainissement et du pluvial, hors schémas d’ensemble ; la création, la gestion et l’extension des crematoriums ; la collecte des déchets ménagers et assimilés, hors schémas d’ensemble ; la gestion et l’entretien des parcs et aires de stationnement ; l’exploitation et l’entretien d’infrastructures et de réseaux de télécommunications ; les actions de promotion du tourisme local, en coordination avec les offices de tourisme.

3 – Chaque impôt doit comprendre une part métropolitaine et une part communale -à côté de la part régionale-, dont le taux applicable sur chaque commune sera voté et calculé en toute liberté par celle-ci. Il en va de la garantie de l’autonomie financière de l’ensemble des collectivités territoriales. Le fonctionnement des communes sera assuré par la mise en place d’un système de solidarité, sur le modèle de la dotation de solidarité communautaire (DSC). Leurs investissements seront renforcés à travers un dispositif solidaire, sur le modèle de l’Aide Départementale aux Communes (AC).

Notre ambition est de mobiliser les moyens et l‘intelligence collective permettant de fabriquer un territoire métropolitain tourné vers l’international, répondant aux aspirations de chacun des habitants de la future métropole et respectant toutes les identités la composant.

Nous tenons à préserver l’autonomie de décision des communes du Nord du Département, qui n’appartiennent pas au périmètre métropolitain actuel et souhaitent recueillir l’avis des citoyens sur l’opportunité, pour l’avenir du territoire, d’intégrer ou non la future métropole.

Nous restons convaincus que la fusion représente  la seule solution pour mener à bien de grands projets métropolitains, avec une capacité d’investissement nous permettant d’accélérer la construction de notre territoire. La fusion doit également nous permettre de réduire le mille-feuille administratif, garantir l’efficacité de l’action publique locale et renforcer le lien entre la population et ses représentants.

Nous souhaitons que la nouvelle institution métropolitaine soit mise en place au plus tard en 2021.

 

Jean-David CIOT

Président du groupe métropolitain SRDA

Agir pour la Métropole AMP

https://www.agirpourlametropole.fr/

 

Un président hors-sujet, qui cherche à fuir son propre bilan

Mardi 27 novembre 2018 

Communiqué du Parti socialiste 

Un président hors-sujet, qui cherche à fuir son propre bilan

Après une heure de discours, une question demeure : quel était donc l’objectif du président de la République à travers son intervention ?

Répondre à la colère des gilets jaunes ? Aucune réponse concrète ne leur a été apportée sur leur pouvoir d’achat.

Présenter une feuille de route de l’énergie ?

Tout est renvoyé à plus tard et les moyens mis sur le développement des énergies renouvelables sont dérisoires au regard de ce qui est prélevé.

Répondre à l’urgence d’une autre gouvernance ? Le Président a proposé une vague concertation de trois mois, aux contours flous et renvoyé la patate chaude aux territoires pour mieux noyer le poisson.

Répondre aux inquiétudes des Français ? Le Président l’a refusé en affirmant d’emblée qu’il n’entendait pas « changer de cap ». Et c’est là que le bas blesse. Le Président cherche à fuir son propre bilan. Il a tenté de s’en sortir en évoquant la fiscalité énergétique, comme si celle-ci était responsable de tout. Mais le stratagème n’a pas pris. Les inquiétudes de nos concitoyens portent prioritairement sur la justice fiscale et sociale et le pouvoir d’achat et Emmanuel Macron refuse de l’entendre.

Depuis des semaines, et le premier, Olivier Faure propose la tenue d’une grande conférence du pouvoir d’achat et de la transition écologique au cours de laquelle des décisions concrètes seraient prises. Les deux doivent en effet aller de pair. En continuant de les scinder, Emmanuel Macron commet une double faute : il ne répond pas à l’urgence sociale de nos concitoyens et ne les incite pas à s’engager dans la transition écologique. Nous lui demandons à nouveau de convoquer cette conférence qui a été reprise par de nombreux leaders. .
Service de presse
Parti socialiste
01 81 94 05 22
01 45 56 77 23 / 78 78

Samia Ghali : “M. Gaudin, comme les Marseillais en colère, j’attends de vous 2 mesures urgentes”

Monsieur le Maire,

Marseille a vécu une tragédie le 5 novembre dernier. Une tragédie qui, sans doute, aurait pu être évitée, une tragédie qui a coûté la vie à 8 personnes, en a laissé 400 autres dans un désarroi absolu et tétanisé l’ensemble des Marseillais.

Je ne vous écris ni pour commenter l’actualité, ni même pour vous condamner.

Pour autant, je ne vous cacherai pas ma colère qui -au-delà de vous- se porte sur toute une équipe municipale. Une équipe qui, depuis deux décennies, est indolore et indigente aux alertes comme aux propositions formulées sur la sécurité, sur la rénovation urbaine, sur l’action sociale, sur l’école ou encore sur l’habitat indigne.

Sur chacun de ces sujets, la même réponse mécanique et arbitraire: Marseille Bashing.

Une équipe municipale qui, depuis deux décennies, est indigente face aux alertes comme aux propositions formulées sur la sécurité, sur la rénovation urbaine, sur l’action sociale, sur l’école ou encore sur l’habitat indigne.

Alors que les inégalités se creusent dans la deuxième ville de France, apportant leur lot de cruauté, d’indignité et d’insécurité;

Alors qu’un Marseillais sur deux a basculé dans la précarité et que le mal-logement frappe un habitant sur dix;

Alors que l’incompréhension et la colère se propagent dans chaque foyer, dans chaque quartier de Marseille et de France;

Votre majorité ne peut plus rester insensible à l’appel à l’aide du peuple.

Les épreuves de la vie, je le crois, nous démontrent que la politique n’est pas tout, que les clivages partisans ne sont pas la bonne boussole d’aide à la décision.

Vous êtes le Maire depuis 23 ans parce que les Marseillais vous ont choisi; et dans votre fort intérieur, vous le resterez sans doute toute votre vie.

Dans la catastrophe de la Rue d’Aubagne, les Marseillais jugeront dans les choix politiques que vous ferez plus que le Maire, l’homme.

Je ne partagerai jamais le cynisme de ceux qui anticipent un adage bien connu “le roi est mort, vive le roi” car pendant que les acteurs de ce naufrage se terrent, les Marseillais, eux, souffrent et vivent dans la peur.

La première difficulté de la politique du logement dans notre ville est l’absence de définition de vision, de cap. C’est cette non-définition qui peut nous faire croire à un dessein politique caché, celui de vider Marseille et particulièrement son centre-ville de ses catégories populaires, de ses pauvres.

Je suis convaincue de votre attachement à la destinée de chacun d’entre eux et c’est dans cet esprit que je souhaite, par la présente lettre, vous faire part des différentes propositions que j’ai pu formuler, propositions que j’espère vous voir reprendre, dans l’intérêt de Marseille.

La première difficulté de la politique du logement dans notre ville est l’absence de définition de vision, de cap. Cette absence qui créé ce sentiment d’abandon et cette nonchalance. C’est cette non-définition qui peut nous faire croire à un dessein politique caché, celui de vider Marseille et particulièrement son centre-ville de ses catégories populaires, de ses pauvres.

Au contraire, je pense urgent de réaffirmer la dimension populaire de notre ville. Et pour les esprits étriqués qui pourrait s’offusquer, je rappelle que populaire n’a jamais été synonyme d’insalubrité et de dégradé.

Réaffirmer cette dimension est le préalable à la mise en place d’une politique efficace. C’est par cette affirmation que nous pouvons penser des dispositifs pour les populations vivant dans ces quartiers, adaptés à leurs besoins.

La première urgence pour Marseille, est la mobilisation de toutes les énergies. Dans la mise en place du plan de lutte contre l’habitat insalubre, vous devrez mobiliser l’Etat et l’ensemble des collectivités. Chacun, ville, métropole, département, région et Etat doit assumer ses responsabilités et s’engager sur des financements importants.

– Ma première proposition sera donc la création d’une Opération d’Intérêt National dans le Grand Centre-Ville et la création d’ORCOD-IN sur chaque site expertisé comme indigne, j’ai formulé ce jour, lors des questions au Gouvernement, cette attente, il en est disposé.

Je suis cependant bien consciente que cette politique peut prendre un certain temps.

– C’est pour cette raison qu’outre le plan urgent de réhabilitation dont je vous ai parlé, je plaide pour la mise en place du “permis de louer”. La loi Alur le permet et plusieurs communes l’ont déjà mis en place. Concrètement, il permettra à la ville de Marseille d’exiger une déclaration préalable à la location ou une autorisation préalable à la location d’un logement.

Monsieur le Maire, le temps est à l’urgence et à la mutualisation des forces, il en va de l’avenir et de la sécurité des Marseillaises et des Marseillais.

Samia Ghali

Sénatrice des Bouches-du-Rhône, maire honoraire des 15ème et 16ème arrondissements de Marseille

Logements insalubres à Marseille, Marie-Arlette Carlotti et Benoit Payan avancent des propositions.

Le 5 novembre 2018, 8 personnes trouvaient la mort dans l’effondrement de deux immeubles de la rue d’Aubagne. Aujourd’hui, plus de 1 100 Marseillais ont tout quitté et sont actuellement relogés dans des hôtels, et des milliers d’autres continuent de vivre dans des logements frappés de péril ou d’insalubrité.

Après la tristesse, c’est désormais la colère qui envahi les rues et les cœurs. Une colère aussi forte que légitime, et qui ne retombe pas. Marseille est rattrapée par le démon de l’abandon, des années de laisser-faire.
Le drame de la rue d’Aubagne témoigne de la violence et de l’ampleur de la crise du logement à Marseille. Cette situation est pourtant dénoncée depuis longtemps. Marseille a désormais l’impérieuse nécessité de mettre en place un grand plan pour le logement pour tous, et contre l’habitat insalubre. Les deux étant étroitement liées.

En manquant à leur mission la plus élémentaire de protection des habitants, en méprisant tous ceux qui, experts, collectifs, associatifs, journalistes, élus, avaient alerté et demandé des actes, les pouvoirs publics ont failli, et se sont disqualifiés pour pouvoir prétendre à résoudre seuls ces problèmes.
L’habitat insalubre, ce n’est pas la conséquence d’une ville pauvre, c’est la conséquence d’une crise du mal logement. D’une ville qui se refuse d’appliquer la loi, et de recréer du logement, d’abord pour ses habitants.

Désormais, les priorités comme la méthode doivent changer. Les décisions, les moyens, les réalisations et le suivi ne pourra se faire qu’au grand jour, et sous le contrôle de ceux qui justement, tirent depuis des années la sonnette d’alarme.
La première des urgences, c’est la gestion de la crise qui perdure, et s’amplifie.

Un comité de suivi de cette crise, associant les victimes et les associations, doit être créé. Il doit répondre à toutes les urgences pour le relogement, et la prise en charge matérielle, juridique et financière des familles évacuées.
Les survivants du 65, et les rescapés des 67, 69 et 71 de la rue d’Aubagne ont aujourd’hui tout perdu. La Ville de Marseille doit immédiatement préempter les prochaines transactions immobilières pour leur proposer un nouveau logement à proximité de leur lieu de vie.

Plus largement, le droit au retour doit être garanti pour les évacués. Noailles est aujourd’hui un quartier sinistré, et doit faire l’objet de l’attention maximale des pouvoirs publics pour sa reconstruction sans qu’à aucun moment, ce drame ne puisse être le prétexte à la chasse des couches populaires du centre-ville. Au contraire, Noailles doit être l’exemple d’une politique du logement pour tous réussie.

Plus d’un 1 100 de Marseillais ont dores et déjà été évacués, et des milliers de Marseillais continuent de vivre dans un logement représentant un risque pour leur santé ou leur sécurité. Pour éradiquer l’habitat indigne, ce sont plusieurs dizaines de milliers de Marseillais qui devront être mis à l’abri et relogés dans les semaines, les mois et les années à venir. Il faut dès à présent enclencher un plan de relogement de ces milliers de Marseillais, en mobilisant tous les moyens à disposition des pouvoirs publics : parc privé, parc social, contingents Ville ou préfecture, et en recréant un parcours du logement. Ce plan mettra assurément des années à éradiquer l’habitat indigne, mais il faut l’enclencher immédiatement.
La deuxième des urgences, c’est de lutter pour des logements sûrs, sains et accessibles.

Déjà pointés par le rapport Nicol, la dilution des responsabilités et l’éparpillement des moyens est l’un des principaux freins à la lutte contre l’habitat insalubre.

Nous demandons la création d’un opérateur unique, gouvernée à parité entre les associations et les pouvoirs publics, et uniquement chargé de lutter contre l’habitat insalubre.
Cet opérateur doit concentrer les compétences techniques, juridiques, sociales, sanitaires, les moyens humains et financiers des différentes institutions du territoire : Ville, Métropole, Département, Région, EPFR, Etat, PMI, ANH, CDC.
En résumé, des moyens humains pour recenser, contrôler, mettre en demeure, se substituer et poursuivre le cas échant. Des moyens financiers pour exproprier, réaliser des travaux d’offices et reloger aux frais des propriétaires.
Une prise en charge opérationnelle, complète et globale, allant du recensement, au relogement, en passant le diagnostic, tant social que bâti ou le traitement des conséquences sanitaires du mal logement.
Egalement doté d’un observatoire de l’habitat et du logement, cette société serait l’unique opérateur en charge de l’éradication de l’habitat indigne et de la traque des marchants de sommeil. Cela implique la dépossession immédiate de l’ensemble des dossiers d’habitat ou de logement de la SOLEAM et de Marseille Habitat.

Les collectivités doivent financer son fonctionnement, et lui donner les moyens d’investir pour se substituer aux propriétaires défaillants. Mieux, elles doivent enclencher un cercle vertueux en faveur du logement pour tous au sein de leurs institutions.
La Métropole doit d’urgence ré-ouvrir le travail autour du Plan Local de l’Habitat avec redéfinition des besoins, notamment pour rattraper le retard pris sur le PLAI.
Priorité doit être donnée à la mixité sociale, dans le diffus. L’objectif doit être de redéfinir une politique du logement correspondant aux dizaines de milliers de Marseillais en souffrance, un parcours allant de l’hébergement d’urgence au PLS. A ce titre, obtenir 25% de logement sociaux par arrondissement n’est pas négociable.

Les égoïsmes locaux créent de la misère et accroissent les inégalités, il est temps de dire stop.
Métropole, Département ou Région : nous demandons une clause SRU, à l’instar de celle tragiquement supprimée à la Région. Aucune subvention publique, aucun financement croisé ne doit être versé aux communes qui ne respectent pas les objectifs imposés par le PLH.
Enfin, nous demandons la mise en place du permis de louer, prioritairement dans les secteurs exposés au mal logement et aux marchants de sommeil.
Les réponses à apporter à ce drame ne sont ni trop chères, ni trop compliquées. Elles sont justes, nécessaires, proportionnées, indispensables.
Les réponses que nous portons, nous les défendrons à notre place, dans toutes les institutions. Nous exigeons des réponses, point par point, et demanderons des actes, pour qu’un tel drame ne puisse jamais se reproduire. Pour que « Plus jamais ça » ne reste pas qu’un slogan, et pour que la colère ne reste pas ignorée.

— Résumé des mesures —
Conséquences directes de la rue d’Aubagne : une crise qui perdure et s’amplifie.
1.1. Mise en place d’un comité de suivi, avec les victimes et des associations pour suivre le relogement, et la prise en charge matérielle, juridique et financière des familles évacuées.
1.2. Préemption immédiate des prochaines ventes à proximité pour reloger les familles ayant tout perdu (en moyenne 1 transaction par jour dans le 1er arr.)
Garantir le droit au retour pour les évacués. Noailles doit conserver son caractère populaire.
1.3. Enclencher dès à présent une politique pluriannuelle de relogement, en utilisant tous les moyens du parc privé comme public, pour les milliers d’évacués, et les dizaines de milliers de Marseillais qui continuent de vivre dans un logement insalubre ou dangereux.
Habitat, logement : créer des logements sûrs, sains, accessibles pour les Marseillais
2.1. Création d’un organisme uniquement dédié à la lutte opérationnelle contre l’habitat insalubre, avec un conseil de surveillance paritaire avec les associations + pouvoirs publics mobilisant les crédits ANH, EPFR. Prise en charge complète et globale.
Moyens humains pour recenser, contrôler, mettre en demeure, se substituer et poursuivre le cas échant.
Moyens financiers pour exproprier, réaliser des travaux d’offices et reloger aux frais des propriétaires.
Mise en place, au sein de cet organisme, d’un observatoire du logement à Marseille.
2.2. Réouverture du PLH avec redéfinition des besoins, notamment en logement très sociaux, et accent donné à la mixité sociale, dans le diffus.
Objectif : 25% de logement sociaux par arrondissement et parcours complet du logement correspondant aux milliers de demandes en souffrance, allant de l’hébergement d’urgence au PLS.
2.3. Métropole, département, région : clause SRU pour sanctionner financièrement les communes qui ne construisent pas de logement sociaux
2.4. Mettre en place le permis de louer, prioritairement dans les quartiers les plus exposés aux marchants de sommeil.

Face aux défaillances de la Ville de Marseille, l’Etat doit prendre la main.

Communiqué de Presse

Marie-Arlette Carlotti – Ancienne Ministre, Conseillère Municipale et métropolitaine de Marseille

(le 23 novembre 2018)

Face aux défaillances de la Ville de Marseille, l’Etat doit prendre la main.

Depuis plusieurs jours, c ‘est le silence du gouvernement face à la catastrophe de la rue d’Aubagne à Marseille.

Julien Denormandie, Ministre du logement, était pourtant venu sur les lieux du drame, promettre « une action déterminée » et une « politique très volontariste ».

Il a demandé au Préfet de diligenter un audit, puis plus rien ! Le Ministre est silencieux.

Pourtant des drames humains continuent à se jouer à Marseille.

A ce jour, près de 1800 personnes sont délogées du jour au lendemain, dans la précipitation, sans avoir été préalablement prévenu par un arrêté d’expulsion.

Ici le droit n’est pas respecté.

Et tous les jours le nombre des évacués augmente. Le phénomène désormais touche tout le centre ville.

Au même moment des centaines de familles sont maintenues, dans leurs logements indignes, pourtant frappés d’un arrêté de péril depuis plusieurs années.

Malgré la bonne volonté des salariés qui accueillent les personnes dans la cellule de crise de la rue Bauveau, Ville, Département et Métropole sont dépassés. Incapables de gérer une situation qui s’aggrave de jour en jour (attestations d’expulsion qui tardent, pas d’accompagnement pour les démarches administratives, opacité du relogement,…).

Je demande à l’Etat de prendre la main, de se substituer aux collectivités locales incompétentes afin de coordonner les actions d’accompagnement et de prise en charge des familles sinistrées.

Face aux défaillances de la Mairie, Marseille a besoin d’un Etat fort pour sortir de la crise.

Monsieur le Ministre, ne vous défilez pas !

Toutes et tous à la manifestation contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes!

Chaque jour, une femme meurt sous les coups de son conjoint.

L’expression du sexisme et de l’homophobie se fait chaque jour plus menaçant, que ce soit dans son foyer, dans la rue, au travail, dans les transports en commun ou sur les réseaux sociaux.

Ensemble, quel que soit notre genre ou autre orientation sexuelle, nous devons nous réunir pour dire STOP aux violences verbales et physiques !

Le parti socialiste des Bouches du Rhône soutient la mobilisation des femmes et appelle à se joindre massivement à la manifestation contre les violences faites aux femmes, prévue demain:

 

Samedi 24 Novembre 2018

À 14h30Au cours d’Etienne d’Orves

13001 Marseille

 

Nora Mebarek

1ere secrétaire fédérale

Parti Socialiste des Bouches-du-Rhône

Solidarité avec les habitants de la rue d’Aubagne!

À  l’initiative du « collectif du 5 novembre 2018 », une marche de la colère est organisée, ce Mercredi 14 Novembre 2018, à 18 heures

en bas de la rue d’Aubagne, près du cours Saint-Louis, 13001 Marseille.

Cette marche a pour but de montrer de façon pacifique, l’indignation et la colère de tous les marseillais, suite au drame de la rue d’Aubagne.

Après la stupeur, l’émotion, et le recueillement, il faut à tout prix que tous les responsables, qu’ils soient publics ou privées, de cette tragédie, répondent de leurs actes devant la justice. Nous nous devons de nous mobiliser pour l’exiger !

Nous nous devons de nous mobiliser pour que la Mairie de Marseille et l’Etat, déclarent une journée de deuil, et mettent enfin leurs drapeaux en berne !

Nous nous devons de nous mobiliser POUR que chaque famille et personne sinistrée, obtienne:

  • un accompagnement Spécifique et bienveillant  afin de retrouver un quotidien digne, serein et équilibré par la proposition d’un logement et de son équipement, près des écoles où sont scolarisés leurs enfants, donc dans le grand centre ville.
  • un accompagnement psychologique gratuit sur du long terme si elles le souhaitent.

Nous nous devons de nous mobiliser pour que chaque famille ou personne qui vit dans un immeuble ou logement frappé par un arrêté de péril soit relogée immédiatement avec une politique de relogement transparente et sans attendre le rapport commandé par le gouvernement.

Nous nous devons de nous mobiliser afin que :

–       la rue d’Aubagne et son quartier Noailles soit protégée de la spéculation immobilière et de sa gentrification.

–       les familles délogées en urgence soit prioritaires, si elles le souhaitent, dans les futures attributions des logements sociaux qui devront impérativement être construits sur ce même périmètre.

–       une consultation populaire sur l’avenir de ce secteur soit mise en place afin d’en faire un lieu où l’on pourrait y retrouver, une école, un centre social qui manque tant à ce quartier, un marché populaire, et une diversité qui fait tant notre fierté !

Mes camarades, à demain.

Nora Mebarek,

Première secrétaire fédérale.